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Bulletin Quotidien Europe N° 12851
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SOCIAL - ÉDUCATION / Éducation

La Commission invite les Vingt-sept à créer des « comptes de formation individuels » et à définir un modèle européen de micro-certificats

Le vice-président de la Commission européenne, Margarítis Schinás, la commissaire chargée de l'Éducation, Mariya Gabriel, et le commissaire à l'Emploi, Nicolas Schmit, ont présenté, vendredi 10 décembre, deux propositions de recommandations du Conseil qui, espèrent-ils, permettront à l’Union européenne d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixée en matière de formation des adultes.

L’Union, lors du sommet social de Porto, s’est notamment engagée à ce que 60% des adultes européens participent à des activités de formation chaque année d’ici 2030 (EUROPE 12716/3).

« Nous sommes aujourd’hui dans une situation où le chômage persiste, en particulier chez les jeunes, parce qu'il y a une inadéquation sur notre marché du travail entre les compétences que les gens ont ou n'ont pas, et les pénuries dans certains secteurs. Nous devons, dès maintenant, nous attaquer à cette situation et à ces pénuries. Nous devons organiser beaucoup plus activement les politiques de formation pour réduire ces inadéquations », a indiqué Nicolas Schmit.

La première proposition de la Commission, consacrée aux « comptes de formation individuels », vise donc à garantir que « toute personne », « à tout moment de sa vie », puisse avoir accès à des formations. Y compris s’il s’agit d’une personne sans emploi.

Actuellement, moins de la moitié de tous les adultes dans l’UE déclarent avoir participé à des activités d'éducation ou de formation sur une période de douze mois, indique la Commission dans sa proposition. Et ceux qui entreprennent une formation, relève-t-elle, ne sont « pas nécessairement ceux qui en ont le plus besoin ».

« Les employés permanents sont plus susceptibles que les autres adultes de s'engager dans l'apprentissage (45% contre 29%) et les secteurs, professions et types d'emploi comptant une proportion plus élevée de travailleurs peu qualifiés se retrouvent en bas du classement en matière d'amélioration des compétences », note-t-elle.

Droits à la formation

L’institution de l'UE souhaiterait que les Vingt-sept suppriment les obstacles à la participation des adultes aux formations. Dans sa proposition de recommandations, elle suggère la création d’un outil européen à cette fin, à savoir les « comptes de formation individuels ».

Il s’agirait, explique-t-elle, de comptes personnels, ouverts par les autorités de chaque État afin que tous les adultes en âge de travailler puissent « accumuler et préserver » leurs droits à une formation au fil du temps.

Ces comptes, estime la Commission, devraient être couplés à des dispositifs d’orientation professionnelle, de validation des acquis et de congés de formation rémunérés. Un catalogue numérique référençant les formations susceptibles d’être financées dans ce cadre pourrait également être mis en place.

Si les États sont séduits par cette proposition, c’est à eux qu’il reviendra ensuite de décider des caractéristiques et du financement des comptes de formation.

Micro-certificats

La seconde proposition de recommandations porte sur la micro-certification : la validation des acquis liés à un petit apprentissage – un cours ou une formation de courte durée (EUROPE 12703/22).

La Commission souhaiterait que ce concept gagne en popularité dans l’UE et qu’un modèle de micro-certificat commun aux Vingt-sept voit le jour.

Elle invite donc le Conseil à adopter une définition claire des micro-certificats, à établir les principaux paramètres permettant de les caractériser et à arrêter les conditions selon lesquelles ils devraient être créés puis délivrés.

La Commission indique qu’elle pourrait, de son côté, fournir un soutien aux États membres en adaptant les outils et les services européens existants – par exemple, le guide d’utilisation du système européen d’accumulation de crédits universitaires – afin d’y intégrer les micro-certificats.

Elle serait également prête à encourager l’utilisation de ces certificats par les alliances d’universités européennes ou encore par les prestataires de services de formation des enseignants.

L'institution européenne assure en outre que les États devraient travailler avec elle à améliorer la collecte de données en cours sur les micro-certificats au niveau de l’Union.

Pour consulter les propositions : https://bit.ly/3EMbC1I ; https://bit.ly/30fWefd (Agathe Cherki)

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