Les ministres européens du Développement ont débattu, vendredi 19 novembre, de l'importance stratégique de l'eau dans les relations internationales et la politique extérieure de l'Union européenne pour la réalisation des objectifs onusiens du développement durable et la relance verte.
Ce débat s'est concentré sur l'Asie centrale, en amont de la 17e réunion ministérielle UE/Asie centrale à laquelle participeront le Haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, et la commissaire européenne aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, du 21 au 24 novembre à Douchanbé (Tadjikistan) (EUROPE 12833/28).
Dans des conclusions adoptées le même jour, sans débat, le Conseil de l'UE souligne l'importance stratégique de l'eau en tant que droit de l'homme, et pour le développement durable, la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l'action en faveur du climat et de la biodiversité, l'action humanitaire, la paix et la stabilité.
Il réaffirme l'engagement de l'UE en faveur d'une diplomatie de l'eau, notamment pour favoriser la coopération transfrontalière en tant qu'outil de paix, de sécurité et de stabilité, et appelle à un renforcement des synergies entre la diplomatie de l'eau, du climat et de l'énergie.
Le Conseil se dit préoccupé par le fait que l'objectif de développement durable n°6 (ODD 6) du programme des Nations Unies à l'horizon 2030 - assurer la disponibilité et la gestion durable de l'eau et de l'assainissement pour tous - n'est pas en voie d'être atteint et qu'il soit sous-financé.
Partant, il demande que la question de l'eau soit davantage mise en avant dans l'action extérieure de l'UE et dans les programmes onusiens, conformément au cadre global d'accélération de l'ODD 6.
L'UE souligne également la nécessité d'obtenir des résultats concrets lors de la Conférence des Nations unies sur l'eau de 2023, qui permettra de mobiliser l'ensemble des parties prenantes et des secteurs.
Voir les conclusions : https://bit.ly/3kS9QUX (Aminata Niang)