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Bulletin Quotidien Europe N° 12819
POLITIQUES SECTORIELLES / NumÉrique

Le groupe Verts/ALE au PE appelle à la prudence concernant la surveillance biométrique et comportementale au sein des États membres

Le groupe Verts/ALE du Parlement européen a présenté, lundi 25 octobre, une étude sur la surveillance biométrique et comportementale au sein des États membres de l’UE. Le groupe politique a également proposé plusieurs pistes pour envisager l'avenir de cette technologie au sein de l'UE.

« Le rapport révèle les essais et le déploiement de la technologie biométrique de surveillance de masse dans l'UE et montre également l'inefficacité de nombre de ces technologies dans la lutte contre la criminalité », a déclaré l’eurodéputé allemand Patrick Breyer (Verts/ALE).

Les élus écologistes ont estimé qu’un certain nombre de projets dans ce domaine n’avaient « pas atteint leurs objectifs » et avaient « présenté des taux élevés de faux positifs incriminant à tort des citoyens ». 

Outre un arrêt du financement par l’UE des projets devant servir au développement de ces technologies, le groupe Verts/ALE propose plusieurs options, parmi lesquelles un moratoire, une plus large sensibilisation ou encore une interdiction « pure et simple » de cette technologie.

Reste que, pour le moment, la position des Verts/ALE n’entraîne pas toutes les familles politiques du Parlement européen dans son sillage.

« Il existe un fort soutien de la part du groupe Renew Europe, du S&D et de La Gauche. Nous n’avons pas le soutien du Parti populaire européen (PPE) et nous ne sommes pas d’accord sur tous les points avec les Conservateurs et réformistes européens (CRE) et le groupe Identité et démocratie (ID). Cela risque d’être très compliqué », a détaillé pour EUROPE une source proche du dossier.

La question de la reconnaissance biométrique s’inscrit notamment dans le cadre de la proposition de règlement sur l’intelligence artificielle (IA) présentée le 21 avril dernier par la Commission européenne (EUROPE 12811/10).

Au-delà du Parlement européen, plusieurs États membres ont également émis des réserves concernant la reconnaissance biométrique, estimant, à l’image de la Lituanie, qu’une « analyse plus approfondie » est nécessaire (EUROPE 12812/2).

Voir l'étude : https://bit.ly/3jADbma  (Thomas Mangin)

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