« L'UE condamne la détention du Premier ministre Abdallah Hamdok et d'autres membres de la direction civile par les forces militaires soudanaises » et appelle à leur libération immédiate, a déclaré, lundi 25 octobre dans l'après-midi, le Haut Représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell.
« Nous demandons aux forces de sécurité de libérer immédiatement les personnes qu'elles détiennent illégalement. Les actions des militaires représentent une trahison de la révolution, de la transition, et des demandes légitimes du peuple soudanais pour la paix, la justice et le développement économique », souligne sa déclaration publiée au nom des Vingt-sept.
M. Borrell rappelle que « le droit de manifester doit être respecté » et que « la violence et les effusions de sang doivent être évitées à tout prix ». Il demande aussi instamment la réouverture de tous les réseaux de communication.
L'UE assure qu'elle « continuera à soutenir ceux qui œuvrent en faveur d'un Soudan démocratique doté d'un gouvernement civil pleinement légitime, garantissant la paix, la liberté et la justice au peuple soudanais ».
Interrogée à midi, sur les événements intervenus très tôt lundi, la porte-parole Nabila Massrali avait indiqué que l'UE était en contact avec l'Union africaine.
Plus tôt lundi matin, le Haut Représentant s'était dit extrêmement préoccupé et avait appelé, sur son compte Twitter, « tous les acteurs et partenaires régionaux à remettre le processus de transition civile sur les rails ». (Aminata Niang)