L’allégation de santé selon laquelle les aliments biologiques contribuent à la protection des cellules et des molécules du corps (lipides et ADN) contre les dommages oxydatifs ne pourra pas être légalement utilisée dans l’UE. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a jugé, dans un avis scientifique publié mercredi 20 octobre, que cette allégation n’a pas de fondement scientifique.
La demande d’autorisation avait été introduite au titre du règlement de l'UE relatif aux allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires (règlement 1924/2006, article 14), et son champ d’application concernait le développement et la santé des enfants.
Le demandeur – l'autorité compétente chypriote pour le compte de l’Université de technologie de Chypre - argumentait que les aliments biologiques sont caractérisés par leur niveau plus faible de résidus de pesticides par rapport aux aliments non étiquetés comme bio.
Toutefois, l’EFSA a noté que la demande et les études sur l’être humain ne faisaient pas état de la composition nutritionnelle et de la concentration en pesticides desdits aliments 'biologiques'.
En l'absence de caractérisation suffisante des aliments candidats à l'allégation de santé et des aliments non étiquetés 'bio' qu'ils sont censés remplacer, elle a conclu à l’impossibilité d'établir une relation de cause à effet entre la consommation d'aliments biologiques et la contribution à la protection des cellules et des molécules de l'organisme contre les dommages oxydatifs. (Aminata Niang)