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Bulletin Quotidien Europe N° 12790
INSTITUTIONNEL / Parlement europÉen

Le groupe Renew Europe prêt à respecter l'accord informel sur la présidence du PE

Le président du groupe Renew Europe au Parlement européen, le Roumain Dacian Cioloș, a prôné, mardi 14 septembre, la loyauté à travers le respect de l'accord informel entre les trois plus grands groupes politiques sur la présidence du Parlement européen.

« En principe, nous envisageons de rester loyaux aux accords que nous avons passés », a déclaré M. Cioloș. Et d'ajouter : « Nous attendons la même chose de nos partenaires. Malheureusement, ça n’a pas toujours été le cas. En 2019, nous avions convenu d’un soutien pour une coordination de la Conférence sur l’avenir de l’Europe par quelqu’un proposé par Renew Europe et ça n'a pas été le cas. On a une co-présidence ».

L'ancien commissaire européen a évoqué la nécessité de mener, d'abord, des discussions internes pour voir comme son groupe se comportera en vue de la deuxième moitié du mandat du Parlement. Et il s'est prononcé pour une diversité de genre dans les candidatures. 

Alors que le mandat de deux ans et demi du social-démocrate italien David Sassoli à la tête du PE arrivera à son terme fin 2021, un accord informel passé entre les familles politiques chrétienne-démocrate, sociale-démocrate et de centre-droit, en juillet 2019 au moment de la répartition des hautes fonctions européennes, promettait la présidence du Parlement au groupe PPE de 2022 jusqu'aux élections européennes de 2024 (EUROPE 12288/1).

 Initialement pressenti pour succéder à M. Sassoli, le président du groupe PPE, l'Allemand Manfred Weber, a récemment annoncé qu'il briguait la succession du Polonais Donald Tusk à la tête du Parti populaire européen. Les eurodéputés chrétiens-démocrates ont aussitôt lancé leur course interne pour nommer leur candidat à la présidence du PE (EUROPE 12786/15).

Côté social-démocrate, le ton reste très évasif. La présidente du groupe S&D, l'Espagnole Iratxe García Pérez, a certes estimé « indispensable » que les groupes politiques forment « des alliances » pour que le PE fonctionne. « En fonction de la situation, nous ferons ce qui est le mieux pour l'institution et pour les citoyens européens », a-t-elle indiqué, faisant valoir que les candidats au perchoir ne sont pas connus à l'heure actuelle.

D'aucuns prêtent aux sociaux-démocrates la volonté de maintenir M. Sassoli à la tête du PE, notamment parce que l'élection à la présidence de l'Eurogroupe du chrétien-démocrate irlandais Paschal Donohoe a rompu l'équilibre politique trouvé en 2019.

Interrogée sur une nécessaire rotation de la présidence du PE, la co-présidente du groupe Verts/ALE, l'Allemande Ska Keller, s'est prononcée pour une élection à mi-mandat. « Il est totalement inacceptable, de notre point de vue, que certains groupes pensent que cette fonction leur appartient », a-t-elle indiqué, prônant un processus démocratique sain, qui mette en valeur la diversité de l'hémicycle. (Mathieu Bion)

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