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Bulletin Quotidien Europe N° 12785
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Réciprocité dans les échanges et 'clauses miroirs', priorités de la future Présidence française du Conseil de l’UE

La France, qui occupera à partir de janvier 2022 la Présidence tournante du Conseil de l’UE, aura parmi ses priorités le durcissement du contrôle des importations agricoles des 27 pour leur imposer les normes environnementales européennes, a indiqué le ministre français de l’Agriculture, Julien Denormandie, lundi 6 septembre, en Slovénie.

En marge de la réunion informelle des ministres de l’Agriculture de l'UE, le ministre français a indiqué à la presse qu’il aurait comme priorité la réciprocité dans les échanges et les ‘clauses miroirs’.

L'objectif, selon lui, est d'exiger des produits agricoles importés les mêmes standards environnementaux et sanitaires que pour la production européenne, en incluant dans les traités commerciaux des ‘clauses miroirs’ assurant la convergence des normes.

« Si on veut que la transition agroécologique soit encore plus rapide, ça ne peut se faire qu'à une condition : cesser d'importer massivement des produits qui ne respectent pas cette transition », a insisté M. Denormandie.

« On ne peut pas avoir un Pacte vert qui réduit nos surfaces cultivées et compenser par des importations qui elles-mêmes reviendraient à importer du carbone et de la biodiversité dégradée », a martelé le ministre français.

Dans les négociations sur la réforme de la PAC, les eurodéputés voulaient interdire l'importation de produits présentant des traces de pesticides interdits dans l’UE, mais certains pays de l’UE et la Commission ont estimé que ceci contreviendrait aux règles de l'organisation mondiale du commerce (OMC).

L'accord final prévoit une déclaration conjointe sur l'importance d'imposer aux produits importés les mêmes normes environnementales que dans l'UE et charge la Commission de présenter des propositions (EUROPE 12753/6).

Julien Denormandie entend construire « un consensus politique » avec ses homologues avant de voir « quelle forme » pourrait prendre l'exigence de réciprocité commerciale.

Le président français, Emmanuel Macron, a affirmé, le 3 septembre, que Paris maintiendrait son opposition à l'accord commercial UE/Mercosur, le jugeant dans son état actuel non « compatible » avec l'agenda climatique de l'UE (EUROPE 12761/18). (Lionel Changeur)

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