Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a plaidé, lundi 6 septembre, pour la préservation du traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), « pierre angulaire de l'architecture mondiale de non-prolifération et de désarmement nucléaires ».
« Les Alliés de l'OTAN restent fermement attachés à sa mise en œuvre intégrale et à l'obtention d'un résultat significatif lors de la prochaine dixième conférence d'examen », a-t-il souligné lors de la conférence de l’OTAN sur le contrôle des armes, le désarmement et la non-prolifération.
Selon le secrétaire général, cette conférence sera une occasion majeure pour la communauté internationale de renforcer le TNP, ajoutant qu’il fallait saisir cette occasion.
Rappelant que l’objectif de l'Alliance était un monde exempt d'armes nucléaires, M. Stoltenberg a précisé que tout désarmement significatif devait être « équilibré et vérifiable ». Trois alliés possèdent des armes nucléaires : les États-Unis, le Royaume-Uni et la France. La Chine, la Russie, le Pakistan, l'Inde, la Corée du Nord et Israël en possèdent aussi.
Le secrétaire général a aussi appelé au renforcement et à la modernisation de la maîtrise des armements. Selon lui, il faut inclure davantage de systèmes dans le futur contrôle des armes, par exemple pour couvrir les armes non stratégiques.
« Nous devons également tenir compte de l'impact sur le contrôle des armements des technologies émergentes et perturbatrices, comme les plateformes autonomes et l'intelligence artificielle », qui peuvent être transformées en armes, a ajouté M. Stoltenberg. Il a également souhaité que davantage de pays soient inclus dans le futur contrôle des armes, en particulier la Chine.
Enfin, selon M. Stoltenberg, il est nécessaire de continuer à réagir collectivement lorsque les traités sont violés. (Camille-Cerise Gessant)