À la suite d’une intervention des Pays-Bas, les ministres de l’Environnement des États membres de l’Union européenne ont eu un bref échange de vues, jeudi 10 juin, concernant la manière d’accélérer la décarbonation des transports, y compris par la fixation d’une date limite pour la vente de nouvelles voitures et camionnettes à essence et diesel au sein de l’UE.
Prenant la parole, le ministre tchèque a déclaré : « Nous devons garder à l’esprit que chaque État membre se trouve dans une situation différente. Par conséquent, il n’est pas possible, selon nous, de fixer une date de retrait progressif pour la vente de voitures et de camionnettes neuves à essence et au diesel dans l’ensemble de l’UE ».
À l’instar de la Belgique, d’autres États membres ont, au contraire, rappelé leur soutien à cette idée, en faisant référence à une lettre de 9 pays (l’Autriche, la Belgique, le Danemark, la Grèce, l’Irlande, la Lituanie, le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas) envoyée en mars à la Commission européenne (EUROPE 12675/20).
Exportations de véhicules d’occasion
En revanche, les États membres ont semblé davantage soudés concernant la nécessité de garantir que les véhicules d’occasion exportés, vers l’Afrique en particulier, soient de meilleure qualité et présentent de meilleures performances environnementales, dans le cadre de la révision de la directive européenne (2000/53) sur les véhicules hors d’usage (prévue pour la fin de l’année prochaine).
Alors que la Pologne a souligné l’importance de veiller à ce que ces véhicules ne se retrouvent pas à être exportés d’un État membre à l’autre, la Belgique a exprimé son soutien à la proposition néerlandaise consistant à décourager ou empêcher l’exportation de véhicules d’occasion qui ne répondent pas aux normes d’émission Euro 4. (Damien Genicot)