L'Union européenne ne poursuivra son engagement envers le Mali et son accompagnement de la transition qu'à condition que soit pleinement respectée la Charte de transition, a averti, jeudi 4 juin, le Haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, précisant la position précédemment exprimée au lendemain du sommet de la CEDEAO (EUROPE 12731/19).
L'UE « souligne la nécessité de procéder à l’organisation de l’élection présidentielle malienne le 27 février 2022 dans les conditions strictes énoncées dans le communiqué de la CEDEAO du 30 mai et le communiqué du Conseil de Paix et Sécurité de l’Union Africaine du 1er juin, qui appellent au respect de la Charte de transition, notamment s’agissant de l’inéligibilité des dirigeants de la transition », a déclaré M. Borrell au nom des Vingt-sept.
L'Union appuie la médiation de l’Envoyé spécial et médiateur de la CEDEAO au Mali, Goodluck Jonathan, et « appelle à la mise en place par la CEDEAO d’un mécanisme de suivi du respect de la période de transition ».
Le respect scrupuleux de la Charte est « la condition du maintien de l’engagement de l’UE et des États membres à l’égard du Mali et de l’accompagnement de la transition ». L’UE rappelle la déclaration du Conseil européen du 25 mai (EUROPE 12726/7) ainsi que les objectifs de la Stratégie intégrée pour le Sahel qui repose sur le principe de redevabilité mutuelle (EUROPE 12701/6).
L'UE rappelle qu'elle est engagée auprès de ses partenaires du G5 Sahel dans l’appui au développement, le retour de l’État, le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme, le respect de l'État de droit et des droits de l'Homme. (Aminata Niang)