Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a dénoncé, dimanche 23 mai, la déclaration du président de la Commission électorale birmane selon laquelle celle-ci pourrait dissoudre la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d’Aung San Suu Kyi qui a remporté à une « écrasante majorité » les élections générales de novembre 2020 (EUROPE 12598/6).
« Si la Commission devait donner suite à cette proposition, elle montrerait une fois de plus le mépris flagrant de la junte pour la volonté du peuple birman et pour une procédure légale régulière », a prévenu le porte-parole dans un communiqué.
Il a expliqué que l’UE continuerait de dénoncer toutes les tentatives visant à renverser la volonté du peuple de Birmanie et à modifier le résultat des dernières élections générales. « Aucune répression ou procédure pseudo-légale infondée ne peut conférer une légitimité à la prise de pouvoir illégale de la junte », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Aung San Suu Kyi, inculpée à de multiples reprises par le pouvoir militaire, a comparu lundi 24 mai devant un tribunal pour la première fois en personne depuis le coup d’État du 1er février. Elle pourrait être interdite d'activité politique, voire condamnée à plusieurs années de prison. (Camille-Cerise Gessant)