Les dirigeants européens ont salué, mardi 25 mai, l’accord trouvé sur le certificat européen numérique Covid-19, qui permettra de faciliter, à partir de la fin juin, la libre circulation dans l’UE des personnes à la fois vaccinées, testées négatives à la Covid-19 ou rétablies de la maladie (EUROPE 12724/6).
Je suis « ravie qu’un accord soit intervenu », a réagi, le 25 mai, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, le certificat européen constituant une étape majeure et « un acte concret qui montre comment l’UE contribue positivement au quotidien des citoyens ». La chancelière allemande, Angela Merkel, s'est aussi félicitée de cet accord, estimant important que la base juridique du certificat existe et que les États membres puissent travailler à sa mise en œuvre.
« Une mise en œuvre cohérente est nécessaire à cet égard pour garantir un retour rapide à la liberté de voyager dans l'UE », a commenté le chancelier autrichien, Sebastian Kurz.
Dans cette optique, les Vingt-sept ont appelé le Conseil de l’UE à procéder, à la mi-juin, à la révision de la recommandation sur les restrictions de voyages au sein de l'UE, une recommandation qui avait été modifiée et durcie, début février, avec l'aggravation de la situation sanitaire.
Par ailleurs, le Conseil européen a salué la nouvelle recommandation sur les restrictions de voyages vers l'UE depuis les pays tiers pour des raisons non essentielles, qui se traduira prochainement par une nouvelle liste de pays tiers (EUROPE 12722/1). Elle devra notamment s’adapter aux nouveaux critères définis pour permettre ces voyages non essentiels vers l’UE, à savoir une obligation de vaccination ou une arrivée depuis des pays où le taux d’incidence ne dépasse pas les 75 cas/100 000 habitants sur les deux dernières semaines. Cette liste ne comprend actuellement que 7 pays.
« Il faut améliorer notre coordination aux frontières. Il faut veiller à ce que les mouvements qui vont progressivement reprendre vers des pays tiers, notamment à des fins touristiques, ne s’accompagnent pas de l’importation de nouvelles formes de virus », a réagi à ce propos le président français, Emmanuel Macron.
« La France a défendu une position ferme aux frontières à ce titre. Nous avons renforcé les mécanismes de coordination européens pour créer un frein d’urgence vis-à-vis de certains pays tiers dont la situation sanitaire empire rapidement. Et nous nous accorderons sur une cartographie mondiale commune pour suivre l’évolution des variants partout dans le monde ».
La commission Libertés civiles du PE approuvera de son côté la négociation sur le certificat européen ce 26 mai.
Voir le texte des conclusions du Conseil européen sur la Covid-19 : https://bit.ly/3wvdveK (Solenn Paulic avec la rédaction)