La Fédération internationale des associations de pilotes de ligne (IFALPA) et la European Cockpit Association (ECA) ont fait part, lundi 24 mai, dans le sillage de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), de leur inquiétude quant à l’atterrissage forcé du vol Ryanair à Minsk, un acte qualifié d’« ingérence illégale, portant toutes les marques d'un détournement d'avion parrainé par l’État ».
Outre l’aspect politique que revêt cet événement, les associations estiment que cette opération risque de créer un précédent bouleversant les hypothèses sur la réponse à apporter aux alertes à la bombe en vol et aux interceptions.
« Sans confiance et sans informations fiables de la part des États et des fournisseurs de services de navigation aérienne, la gestion de ces deux types d'événements devient beaucoup plus risquée », précisent les organisations.
De leur côté, plusieurs compagnies telles qu'Air France, KLM, Singapore Airlines, Lufthansa, Finnair ou encore AirBaltic ont annoncé, mardi 25 mai, suspendre le survol de la Biélorussie, conformément à une recommandation de l'Union européenne (EUROPE 12725/1). Celle-ci a adopté, la veille, de nouvelles sanctions contre le régime d'Alexandre Loukachenko.
Chaque semaine, près de 2 000 appareils effectuant des vols commerciaux empruntent l'espace aérien biélorusse. (Thomas Mangin)