Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a salué, lundi 9 novembre, la forte participation aux élections générales en Birmanie et le déroulement pacifique du scrutin.
Ces élections « marquent une autre étape importante dans la transition démocratique » du pays, a-t-il expliqué dans un communiqué, rappelant que l’UE était un « partisan de longue date du processus démocratique » en Birmanie.
« Une fois que le résultat officiel aura été annoncé, toutes les parties devraient s'engager de manière constructive en faveur de la bonne gouvernance et des réformes démocratiques. Une approche tolérante des différents points de vue et un débat animé pour trouver des solutions aux défis politiques sont essentiels », a-t-il prévenu.
Rappelant que la Constitution de 2008 posait des « limites importantes à un processus pleinement démocratique » et limitait l'exercice des droits fondamentaux par tous, le porte-parole a souligné que l’UE continuait de demander la pleine intégration de tous les groupes ethniques, religieux et minoritaires du pays, y compris les Rohingyas, et de garantir les droits civils et politiques légitimes de tous.
Le porte-parole a espéré que « des élections partielles se tiendront le plus tôt possible dans les circonscriptions où le scrutin de novembre n'a pas pu avoir lieu », estimant que cela serait également crucial pour le processus démocratique. Il a invité les autorités du pays, à plus long terme, à améliorer le cadre réglementaire électoral conformément aux normes et aux meilleures pratiques internationales, ce qui permettrait de renforcer « la confiance de la population dans le processus électoral et sa crédibilité ».
Lundi 9 novembre, le parti au pouvoir d’Aung San Suu Kyi revendiquait une « victoire écrasante » aux élections. (Camille-Cerise Gessant)