Les négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur leur future relation post-Brexit ont repris lundi 9 novembre à Londres, a confirmé sur Twitter le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier.
Se disant « heureux » d’être de retour à Londres pour ces pourparlers, il s’agira de « redoubler d’efforts pour trouver un accord », a-t-il commenté.
Il s'est notamment concentré sur les trois principaux nœuds de la négociation : le respect de l’autonomie de l’UE et de la souveraineté britannique, avec une gouvernance efficace et des mécanismes de mise en œuvre ; des garanties « solides » de concurrence et de commerce « justes et ouverts » basées sur des standards partagés élevés, « évoluant de manière cohérente au fil du temps » ; un « accès stable et réciproque aux marchés et opportunités de pêche » dans l’intérêt des deux parties, a précisé le négociateur.
Les pourparlers doivent durer toute la semaine.
Le 7 novembre, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, avaient fait le point par téléphone sur l’état des négociations et reconnu, l'une et l'autre, de « grandes divergences ».
Dimanche, au lendemain de la victoire de Joe Biden aux États-Unis, le Britannique a indiqué que son pays était tout à fait en faveur de trouver un accord avec l’UE et également ouvert aux compromis sur la pêche.
Joe Biden avait rapidement exprimé son inquiétude quant au projet de loi britannique sur le marché intérieur contrevenant au protocole nord-irlandais et appelé Londres à respecter les engagements signés.
Ce texte controversé devait repasser devant la Chambre des lords britannique lundi 9 novembre et, selon les médias britanniques, le gouvernement était sur le point de subir un revers. (Solenn Paulic)