La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est livrée, jeudi 6 mai, à un nouveau plaidoyer pour une approche mondiale de la santé pour se préparer aux prochaines pandémies par un système global pérenne, au-delà des solutions ad hoc mises en œuvre cette année pour la Covid-19.
Lors d'un discours prononcé par visioconférence devant l’Institut universitaire européen à Florence, elle a appelé à la coopération internationale en vue du sommet mondial sur la santé, que la Commission organisera avec la présidence du G20 à Rome, le 21 mai (EUROPE 12687/8).
« À Rome, nous voulons discuter de la coopération internationale en matière d'urgences sanitaires. Oui, la préparation a un coût. Mais le coût de la préparation est minime comparé au coût de l'inaction. Le monde a besoin d'un nouveau départ en matière de politique de santé. Et notre renaissance sanitaire commence à Rome », a-t-elle déclaré.
Le même jour, le président du Conseil européen, Charles Michel, a de nouveau plaidé, sur son compte Twitter, pour un traité international. « La coopération multilatérale est essentielle. Un traité sur les pandémies avec l'OMS serait un outil puissant pour apporter des vaccins à la communauté mondiale », a-t-il estimé.
Au G7 'Affaires étrangères et Développement' de Londres (4 et 5 mai) le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, et la commissaire aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen (qui a participé par visioconférence), ont réitéré l'engagement de l'UE à garantir un accès mondial et équitable aux vaccins, aux tests et aux traitements, ainsi que son rôle de moteur des efforts mondiaux de vaccination en tant que principal exportateur de vaccins anti-Covid-19 dans le monde.
Dans le communiqué final, les ministres des Affaires étrangères et du Développement du G7 disent soutenir les travaux des ministres de la Santé du G7 et les efforts continus du G7 pour travailler avec des partenaires afin d'améliorer la préparation aux pandémies et la sécurité sanitaire mondiale.
Et de préciser : « l'OMS est l'autorité directrice et coordinatrice, pour renforcer les systèmes de santé, élaborer des solutions qui intègrent l'approche 'One health', lutter contre la résistance aux antimicrobiens et accélérer les progrès vers la couverture sanitaire universelle et les objectifs de développement durable liés à la santé ».
Se félicitant de la création du groupe d'experts de haut niveau sur l'approche 'One health', soutenu par l'ONU (OMS, FAO, OIE et PNUE), ils affirment « Nous sommes déterminés à faire en sorte que les leçons de la pandémie soient tirées et appliquées ».
Les ministres disent attendre avec intérêt le sommet du G20 sur la santé mondiale et « la poursuite d'une coopération étroite en vue de renforcer l'architecture sanitaire mondiale, y compris des considérations à plus long terme, telles que l'étude de l'intérêt potentiel d'un traité mondial sur la santé, afin de renforcer la préparation et la réaction à une pandémie mondiale ».
Voir le communiqué : https://bit.ly/3h0Bdeq (Aminata Niang)