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Bulletin Quotidien Europe N° 12708
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Chine

Face aux sanctions chinoises, le Parlement européen menace de bloquer la ratification de l’accord sur les investissements

Les députés européens ont dénoncé, mercredi 28 avril, les sanctions chinoises à l’encontre, notamment, de certains de leurs collègues et de la sous-commission des Droits de l’homme du Parlement européen.

« Les sanctions ne sont pas uniquement contre des personnes et des entités, mais ce sont des principes qui sont visés : la liberté de discussion, le respect des opinions contradictoires, la promotion des droits fondamentaux », a rappelé Emmanuel Maurel (La Gauche, français).

Refusant de se laisser impressionner par ces mesures, les députés européens ont menacé de ne pas voter en faveur de l’accord sur les investissements entre l’UE et la Chine.

« Refusons de voter l’accord avec la Chine tant que nous sommes sanctionnés, il en va de notre dignité et de celle des peuples que nous représentons. Être ou ne pas être, nous devons répondre à cette question », a souligné, au nom du S&D, le Français Raphaël Glucksmann, lui-même soumis à des mesures chinoises. « N’ayons pas peur, nous serons forts, si nous le décidons », a-t-il ajouté.

Plus largement, face à la situation dans le Xinjiang et à Hong Kong, pour Emmanuel Maurel, ratifier cet accord serait absurde. « Cela donnera l’image que l’on ne s’intéresse qu’au business et qu’on est indifférent aux droits de l’homme et à la démocratie », a-t-il expliqué, appelant à refuser cet accord.

Au nom du groupe Renew Europe, le Bulgare Ilhan Kyuchyuk - qui est sanctionné par la Chine - a estimé qu’il fallait insister sur des clauses « fortes et applicables » dans cet accord et sur la levée des sanctions.

Les Italiens Marco Campomenosi, au nom du groupe ID, et Fabio Massimo Castaldo (NI) ont espéré que le Parlement européen votera contre cet accord.

Les députés ont aussi prévenu que le dialogue avec Pékin ne reprendrait pas tant que certains députés seront sanctionnés. « Nous n’accepterons pas que le dialogue (avec la Chine) se poursuive tant que les Chinois continueront de nous sanctionner arbitrairement parce que nous parlons librement », a prévenu pour le PPE Antonio Lopez-Isturiz White (espagnol). « Si on veut un dialogue véritable (avec la Chine), il faut agir immédiatement afin qu’on enlève les sanctions a notre endroit, que la Chine ratifie les conventions de l’Organisation internationale du travail et qu’il y ait une enquête sur les camps dans le Xinjiang », a ajouté M. Castaldo (italien).

Pour M. Kyuchyuk, il est aussi « grand temps de repenser la relation stratégique avec la Chine, car elle est riche en risques de division politique ». (Camille-Cerise Gessant)

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