Les ministres des Affaires étrangères européens ont décidé, lundi 22 février, de renforcer leur soutien à la population de Hong Kong, alors que la situation dans la cité-État ne cesse de se dégrader.
L'UE avait déjà adopté, en juillet, des mesures pour soutenir la population (EUROPE 12538/10).
« Nous sommes convenus d'un processus en deux étapes, avec une série d'actions à court et à long termes, en plus du paquet de réponses initial adopté en juillet dernier », a annoncé le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, à l’issue du Conseil.
Dans un premier temps, les Européens vont renforcer leur soutien à la société civile. « Il est essentiel d’intensifier notre soutien en tenant dûment compte de la sécurité des personnes concernées. Cela peut se faire par une coordination accrue et des mesures concrètes, telles que le financement de projets, la mise en réseau des personnes et le soutien public quand c’est approprié », a précisé la ministre belge, Sophie Wilmès.
L’UE va aussi intensifier sa coordination avec les pays partenaires « partageant les mêmes idées » et développer la « sensibilisation des autorités compétentes », selon le Haut Représentant. Pour Mme Wilmès, l'indépendance du pouvoir judiciaire, « mis sous une pression extrême par les autorités de Pékin », doit être garantie.
L'Union pourrait, dans un deuxième temps, prendre des mesures supplémentaires. « Nous sommes également convenus des mesures à prendre en cas de nouvelle détérioration de la situation, comme une 'réforme' agressive du processus électoral à Hong Kong ou une nouvelle érosion de l'indépendance du pouvoir judiciaire », a prévenu M. Borrell, sans vouloir donner plus de détails.
Il a rappelé que ce qui se passait à Hong Kong affectait les relations de l’UE avec la Chine. « C'est pourquoi nous travaillons dans une approche en deux temps, en suivant pas à pas l'évolution de la situation. Nous ne voulons pas anticiper les décisions, nous voulons voir ce qui se passe et agir en conséquence », a-t-il expliqué. (Camille-Cerise Gessant)