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Bulletin Quotidien Europe N° 12664
ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

La solution aux problèmes identifiés en Irlande du Nord passe par l'application pleine et entière du protocole prévu, rappelle la Commission 

Les ministres des Vingt-sept chargés des Affaires européennes ont discuté, mardi 23 février, de leurs relations avec le Royaume-Uni et ont fait le point à la fois sur l’état d’avancement de la ratification de l'accord de commerce et de coopération et sur les difficultés de mise en œuvre du protocole nord-irlandais lié à l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'UE.

« Tout le monde a pu voir que notre partenariat n’est plus celui que l’on avait lorsque le Royaume-Uni était un pays membre », a commenté le vice-président aux Affaires interinstitutionnelles, Maroš Šefčovič, à l'issue des travaux, appelant à faire preuve de « prudence » dans la mise en œuvre de l’accord de retrait et à surveiller « de près » son application.

En ce qui concerne le protocole nord-irlandais, contesté sur place notamment par le parti unioniste DUP, le vice-président a rappelé l’engagement de l’UE à être « constructive » et à trouver des solutions qui permettent d’apaiser les difficultés.

Toutefois, alors qu’une nouvelle réunion se tiendra ce 24 février sur le sujet avec Londres, le vice-président a souligné que le protocole était justement « la solution » aux problèmes soulevés par Londres (d’exportation vers la Grande-Bretagne et inversement) et l’UE ne pourra pas étudier des demandes d’aménagement sans que le gouvernement britannique ait d’abord dit comment il utilisait la période de grâce de trois mois déjà prévue dans l’accord.

Le Royaume-Uni doit aussi appliquer pleinement les règles du protocole, a encore indiqué le vice-président, soulignant qu’être à la fois dans le marché unique et le marché britannique constitue une « opportunité énorme » pour l’Irlande du Nord.

Cependant, « tout ne peut pas être résolu », car il y a « des conséquences inévitables » liées au Brexit, a-t-il aussi prévenu.

Londres d'accord pour prolonger l'application provisoire de l'accord de commerce

Sur le plan de la ratification de l’accord de commerce et de coopération, le gouvernement britannique a fait savoir ce mardi qu’il était d’accord pour étendre la période d’application provisoire de l’accord du 28 février jusqu’à la fin avril, comme le lui avait demandé la Commission la semaine dernière, après le feu vert donné par le Conseil de l'UE à cette demande d’extension.

Au niveau procédural, le Conseil de l’UE devra donc maintenant saisir le PE, qui pourrait voter son consentement lors de la seconde session de mars, selon une source. Beaucoup de confusion a régné ces derniers jours au PE, ce dernier s’étant dit prêt à voter dans les temps, en l’occurrence le 23 février. Mais le Conseil de l’UE avait jugé ce délai intenable, en raison notamment des contraintes de traduction juridique des textes.

Il est à noter que ce Conseil 'Affaires générales' était le dernier pour Michel Barnier, qui supervise encore pour quelques semaines la ratification de l’accord de commerce et de coopération, comme il l'a indiqué sur son compte Twitter. (Solenn Paulic)

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