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Bulletin Quotidien Europe N° 12664
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / Affaires intÉrieures

Covid-19, la Commission donne dix jours à six États membres pour s'expliquer sur leurs restrictions de déplacements intra-UE

Les ministres des Affaires européennes des États membres, réunis le 23 février en vidéoconférence 'Affaires générales', ont débattu de la libre circulation dans l’UE et des mesures de restriction aux frontières intérieures dans le contexte de la pandémie de Covid-19, après que la Commission les a invités à se coordonner et à éviter les mesures unilatérales.

C’est la Commission qui avait demandé à la Présidence portugaise du Conseil de l’UE d’inscrire ce sujet à son ordre du jour. Lundi 22 février, la Commission a d’ailleurs écrit à 6 États membres spécifiquement pour leur demander des explications sur leurs mesures qu’elle juge beaucoup « plus strictes », voire disproportionnées, par rapport à celles prévues dans la recommandation du 29 janvier (EUROPE 12647/3) sur les restrictions aux déplacements non essentiels.

La Commission a ainsi demandé à la Belgique, l’Allemagne, la Finlande, le Danemark, la Hongrie et la Suède de lui expliquer dans les 10 jours le bien-fondé de ces restrictions. Celles-ci vont d'interdictions pures et simples de sortie du territoire, pour la Belgique, à des mesures renforcées de contrôle aux frontières intérieures - y compris pour les frontaliers et des travailleurs essentiels, qui peuvent être soumis à des tests - prévues par Berlin avec l’Autriche et la République tchèque.

« Les voyages non essentiels doivent être restreints, limités, mais il faut aussi assurer la libre circulation des biens et services et le plein fonctionnement du marché intérieur en laissant les corridors ouverts », a commenté la secrétaire d'État portugaise aux Affaires européennes, Ana Paula Zacarias, à l’issue de la réunion des ministres.

Il est clair que la pandémie rend « nécessaire de mettre en place certaines restrictions », mais elles doivent rester « proportionnées », a réagi le vice-président Maroš Šefčovič, appelant les États membres à se conformer à la recommandation et à maintenir « des exemptions pour les frontaliers et travailleurs essentiels » comme ceux du secteur des transports, qui ne peuvent pas tout le temps se soumettre à des tests, qui doivent « rester l’exception ».

Le vice-président a aussi critiqué les interdictions générales de voyages, qui pourraient être remplacées par « des mesures plus ciblées, comme des quarantaines obligatoires pour décourager les déplacements ».

Mardi matin, le secrétaire d’État allemand aux Affaires européennes, Michael Roth, a indiqué que son gouvernement était en discussion avec Paris au sujet des mesures de contrôle que l’Allemagne voudrait appliquer à la frontière avec la Moselle, « où il y a de hauts taux de variants sud-africains », a expliqué M. Roth.

La France rejette ces contrôles frontaliers et les deux pays essaient de trouver une solution qui permette de protéger la population allemande tout en évitant une fermeture totale de la frontière, a dit le secrétaire d’État.

La France et l'Allemagne sont convenues de travailler sur un protocole commun pour renforcer les mesures sanitaires respectives. (Solenn Paulic)

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