Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, s’est entretenu avec ses homologues européens réunis en Conseil, lundi 22 février.
À l’issue de la discussion, le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, et le porte-parole du Département d’État américain, Ned Price, ont mis en avant le renforcement de la relation transatlantique.
« Nous avons eu une discussion très positive qui montre que l'accent n'est pas seulement mis sur l'approfondissement de notre partenariat, mais aussi sur un leadership mondial commun : dans la lutte contre la pandémie, la gestion de la reprise, l'atténuation du changement climatique et la promotion des valeurs démocratiques », s’est réjoui M. Borrell devant les médias, appréciant également que chacun considère l’autre « comme le meilleur partenaire ».
Selon Ned Price, M. Blinken « a souligné l'engagement des États-Unis à réparer, revitaliser et élever le niveau d'ambition de la relation avec l'UE » et « l'importance d'une coopération étroite avec l'UE et les États membres pour relever les défis mondiaux sur la base de valeurs communes telles que la démocratie, les droits de l'homme et le multilatéralisme ».
Au-delà d’une réaffirmation de la coopération, les Européens saluent le retour d’un véritable partenaire. « Il y a beaucoup de satisfaction, une certaine sérénité retrouvée », a expliqué une source européenne. Le Haut Représentant a d’ailleurs estimé que la conversation avait été « très positive et touchante ». « C'était une touche humaine qui va au-delà des seules considérations politiques », a-t-il ajouté.
Durant les deux heures de discussion, au cours desquelles tous les ministres européens ont pris la parole, de nombreux sujets ont été abordés, notamment les relations avec la Chine, la Russie, l’Iran, la Covid-19, le changement climatique et le renforcement du partenariat en Ukraine, dans les pays du Partenariat oriental et dans les Balkans occidentaux.
« Nous avons discuté de notre coopération en matière de sécurité et de défense et de la manière dont une Europe plus forte peut participer au niveau mondial avec les États-Unis afin d'assurer la sécurité », a ajouté M. Borrell. (Camille-Cerise Gessant)