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Bulletin Quotidien Europe N° 12594
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ACTION EXTÉRIEURE / GÉorgie

Il faut garantir les normes démocratiques les plus élevées tout au long du processus électoral, souligne l’UE

Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a expliqué, dimanche 1er novembre, qu’il était essentiel d’assurer les normes démocratiques les plus élevées tout au long du processus électoral en Géorgie, y compris lors du second tour des élections législatives du 21 novembre.

Après le premier tour du 31 octobre, selon des résultats provisoires, le parti au pouvoir, le ‘Rêve géorgien’ serait en tête des suffrages avec 48% des voix contre 45,5% pour l’opposition, dominée par le Mouvement national uni. L’opposition a rejeté ces résultats, dénonçant des fraudes massives, et a appelé à une grande manifestation le 8 novembre.

« Il est important que toutes les parties continuent à adhérer aux principes et aux normes démocratiques et au respect des droits de l'homme. Il est extrêmement important de garantir les conditions d'un environnement médiatique libre et pluraliste, notamment pour permettre aux électeurs de faire un choix en toute connaissance de cause », a-t-il souligné dans un communiqué publié à l’issue du premier tour.

Quatre députés européens impliqués dans les relations UE/Géorgie – les Allemands David McAllister (PPE) et Viola von Cramon-Taubadel (Les Verts/ALE) et les Estoniens S&D Marina Kaljurand et Sven Mikser - ont appelé au calme dans l’entre-deux tours, précisant que le Parlement européen resterait très attentif à l'évolution de la situation pendant le reste de la période électorale, y compris le jour du second tour.

Selon les conclusions préliminaires de l’OSCE, du Conseil de l’Europe et de l’OTAN, le premier tour a été compétitif et les libertés fondamentales globalement respectées. Les candidats ont pu faire campagne librement, donnant aux électeurs un véritable choix entre plusieurs programmes. Bien que les médias et les paysages politiques soient encore très polarisés, « ce qui s'est traduit par une rhétorique dure de tous les côtés » selon les députés européens, cela s’est fait dans une moindre mesure que lors de la présidentielle de 2018.

Cependant, les observateurs ont mis en avant des allégations omniprésentes de pressions sur les électeurs et une séparation floue entre le parti au pouvoir et l'État tout au long de la campagne et le jour du scrutin, « ce qui a réduit la confiance du public dans certains aspects du processus », selon le porte-parole du SEAE.

Il a, tout comme les eurodéputés, appelé à un traitement équitable, transparent et rigoureux de toutes les plaintes et de tous les recours.

Soulignant que le cadre juridique révisé constituait une base solide pour la tenue d'élections démocratiques, le porte-parole a estimé que les récents amendements législatifs avaient partiellement répondu aux recommandations antérieures de l'OSCE et du Conseil de l'Europe. Selon lui, « il sera important de continuer à remédier aux lacunes du cadre électoral, y compris les recommandations finales de l'OSCE, par le biais d'un dialogue inclusif, après le second tour ».

Pour les députés, la question du financement des campagnes électorales doit être traitée plus avant, conformément aux recommandations de longue date de l'OSCE. (Camille-Cerise Gessant)

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