Le président du groupe Renew Europe, Dacian Cioloș, a plaidé, lundi 19 octobre, en faveur d’objectifs environnementaux réalistes pour la politique agricole commune (PAC) post-2020, surtout en l’absence d’étude d’impact (EUROPE 12581/11).
Alors que le PE vote cette semaine sur les trois textes réformant la PAC, Dacian Cioloș a estimé qu’il fallait se montrer crédible, surtout en pleine crise de la Covid-19. « Il faut une agriculture plus verte, mais les décisions prises doivent être réalistes et applicables, sinon on n’arrivera pas à faire les évolutions » nécessaires.
Il a expliqué à un petit groupe de journalistes que la PAC « doit aider à assurer la production alimentaire, une bonne gestion des ressources naturelles et doit garantir un revenu juste aux exploitants ».
Il a estimé que le PE s’apprêtait à améliorer les propositions sur la table depuis 2018, grâce à une clause de révision en 2025 (pour inclure de nouveaux éléments qui découlent du Pacte vert européen), une « composante environnementale renforcée » et des objectifs visant à améliorer les pratiques agricoles et réduire l’utilisation des intrants chimiques.
M. Cioloș a déclaré : « J’espère que nous aurons un vote positif sur ce que les trois groupes (PPE, S&D, Renew Europe) ont négocié ».
En plus d’une conditionnalité obligatoire et qui vise tous les paiements directs, un tiers des paiements (30%) sont prévus pour des pratiques favorables au climat. C’est une vraie amélioration, a-t-il justifié, surtout que les pays pourront prévoir des mesures adaptées à leurs conditions climatiques. Il est prévu aussi 35% des dépenses du second pilier (développement rural) en faveur du climat. (Lionel Changeur)