login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12584
Sommaire Publication complète Par article 14 / 37
ACTION EXTÉRIEURE / Royaume-uni

Michel Barnier réitère la disponibilité de l'UE à mener des discussions intensives avec Londres sur la relation post-Brexit

Les deux négociateurs en chef pour la future relation entre l’UE et le Royaume-Uni, Michel Barnier, du côté européen, et David Frost, du côté britannique, se sont, comme convenu, entretenus au téléphone, lundi 19 octobre, pour évoquer l'avenir de leurs pourparlers sur l'accord de libre-échange, à défaut de se rencontrer physiquement à Londres.

Dans un tweet, Michel Barnier a redit, après cet appel, la disponibilité de l’UE à « intensifier les négociations cette semaine » alors que le Royaume-Uni a fait savoir, le 16 octobre, que les échanges continueraient seulement s'il y avait un changement fondamental d’approche (EUROPE 12583/2).

Le négociateur de l’UE a indiqué « attendre la réaction » britannique et s'est dit prêt à discuter sur la base des « textes juridiques » alors que Londres, la semaine dernière, avait accusé les négociateurs européens de ne pas avoir fourni de base de discussion sur la pêche, par exemple.

Toutefois, ce lundi 19 octobre dans l'après-midi, le ministre Michael Gove a maintenu devant les députés britanniques que les négociations sont « officiellement terminées » pour le moment. La porte du gouvernement reste « ouverte », mais l’UE devra changer de position, a-t-il redit.

Le même jour, le vice-président de la Commission européenne, Maroš Šefčovič, a rencontré Michael Gove à Londres pour faire le point sur la mise en œuvre de l’accord de retrait et de son protocole sur l’Irlande du Nord. Les échanges ont été « constructifs », a-t-il dit lors d'un point presse.

« Nous avançons très bien sur les droits des citoyens », a-t-il insisté.

 « Nous avons bien sûr passé beaucoup plus de temps sur le protocole sur l'Irlande du Nord ; là, les choses sont beaucoup plus complexes, mais une solution peut être trouvée si chacun y met du sien », a ajouté le vice-président.

« Nous allons accélérer la fréquence de nos décisions » et la prochaine réunion du comité mixte aura lieu à la mi-novembre.

Le vice-président, qui a dit avoir rappelé à son homologue que le projet de loi sur le marché britannique avait miné la confiance entre les deux partenaires, a par ailleurs identifié 7 domaines dans lesquels il faut progresser, avec notamment une liste d'arbitres à arrêter pour la mise en œuvre du système de règlement des différends, qui devra être prête pour le 1er janvier. 

La Commission, selon un communiqué, a aussi demandé au Royaume-Uni « d'accélérer considérablement les travaux sur toutes les mesures nécessaires pour assurer la pleine mise en œuvre pratique, notamment en ce qui concerne les postes de contrôle frontaliers, la taxe sur la valeur ajoutée et l'enregistrement des opérateurs d'Irlande du Nord aux fins de la TVA ».

La question de la présence physique de l’UE en Irlande du Nord via un bureau à Belfast n’a, elle, pas été réglée et, selon la télévision irlandaise RTE, la Commission aurait abandonné cette idée en échange d’un contingent d’inspecteurs de l’UE travaillant sur place aux côtés des agents britanniques pour contrôler les marchandises ou les aides d'État. (Solenn Paulic)

Sommaire

REPÈRES
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ACTION EXTÉRIEURE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
INSTITUTIONNEL
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
Kiosque