L'eurodéputé Éric Andrieu (S&D, français) a fustigé, vendredi 25 septembre, la position des 7 pays de l'UE opposés à tout étiquetage simplifié obligatoire pour les denrées alimentaires et, a fortiori, au Nutri-Score, les accusant d'être les porte-voix des multinationales, au détriment de l'intérêt des consommateurs.
Au Conseil 'Agriculture', l'Italie, la République tchèque, Chypre, la Grèce, la Hongrie, la Lettonie et la Roumanie ont préconisé une approche « fondée sur des informations scientifiques concernant les portions et les quantités effectivement consommées » et qui ne pénalise pas des produits comme l'huile d'olive, gras par nature, mais faisant partie du régime méditerranéen « unanimement reconnu comme sain » (EUROPE 12564/13).
« Les lobbies étaient aussi présents à cette réunion. Non pas en personne, mais par la voix de plusieurs ministres qui ont défendu les intérêts de ceux-ci aux dépens des consommateurs européens et, donc, de l’intérêt général. C’est inacceptable ! », affirme M. Andrieu dans un communiqué.
Soulignant que 8 des 10 plus grandes multinationales sont toujours opposées au Nutri-Score, il ajoute : « L’Europe ne doit pas céder aux pressions ! D'abord parce que la santé des 500 millions de citoyens européens est primordiale et parce que les consommateurs ont fait savoir qu'ils étaient majoritairement en faveur du Nutri-Score ».
La Commission n’a pas encore tranché quelle option aurait sa préférence pour les modalités du futur système d'étiquetage harmonisé et les eurodéputés sont aussi divisés que les États membres (EUROPE 12514/11). (Aminata Niang)