L’ambassadeur Phil Reeker, chef du Bureau des affaires européennes et eurasiennes du Département d’État américain, s’est entretenu, vendredi 24 juillet, avec plusieurs représentants de l’UE, dont le directeur général pour l’Asie et le Pacifique au Service européen pour l’action extérieure, Gunnar Wiegand, pour discuter, entre autres, de la Chine.
Lors d’un entretien téléphonique avec la presse, le 23 juillet, M. Reeker a estimé que ses échanges avec les représentants européens allaient permettre de travailler à une sorte de cadre sur la manière dont les deux parties vont procéder avec le dialogue transatlantique sur la Chine (EUROPE 12514/25, 12506/7).
M. Reeker a décrit ce dialogue comme « un nouveau mécanisme pour discuter et analyser les préoccupations de la communauté transatlantique concernant les menaces que la Chine fait peser sur certaines de nos valeurs démocratiques communes, les menaces sur l'ordre international fondé sur des règles ».
Selon lui, le dialogue pourrait se réunir « au fil du temps », « peut-être à un niveau inférieur à un niveau ministériel », pour partager des idées et des points de vue. Il devrait ainsi permettre de mieux appréhender les positions de chacun, sans forcément impliquer une prise de décision.
De nombreux sujets pourraient être sur la table : sécurité des réseaux avec la 5G, propriété intellectuelle, droits de l’homme, y compris de la situation des minorités musulmanes, situation à Hong Kong, désinformation ou rôle de la Chine dans la relance post-Covid-19.
« Nous espérons que (ce dialogue) sera en quelque sorte orienté vers l'action et conduira à des résultats politiques plus coordonnés, qui pourront faire avancer nos intérêts communs des deux côtés de l'Atlantique », a ajouté l'ambassadeur. (Camille-Cerise Gessant)