Meilleure prise en compte des autorités locales et régionales dans la planification et la mise en œuvre par l'application du principe de partenariat, prise en compte des disparités territoriales dans les critères d’évaluation et dans la méthodologie d’attribution des aides financières, possibilité de transférer des fonds centralisés vers des fonds en gestion partagée…
Ce sont là quelques-unes des propositions avancées dans une analyse de la Conférence des régions périphériques et maritimes (CRPM) sur la Facilité pour la relance et la résilience ('Recovery and Resilience Facility') (EUROPE 12517/9), publiée mardi 30 juin. Pour l’organisation, la gouvernance pour la relance et la résilience pose question en ce qu’elle est essentiellement centralisée au niveau national.
« Il est probable que cela conduise à une implication marginale des autorités locales et régionales », estiment les auteurs de l’étude, qui s’appuient sur le faible niveau de participation des autorités locales et régionales dans le processus budgétaire 'Semestre européen', par exemple pour ce qui est de la préparation des programmes nationaux.
Pourtant, note la CRPM, la Facilité vise en premier lieu les régions les plus touchées par la pandémie et devrait donc se traduire par une « diversification territoriale des investissements ». Selon l’analyse, il faudrait donc étendre le principe de partenariat à la préparation des plans de relance et appliquer un code de conduite sur le partenariat similaire à celui qui est en vigueur dans le cadre de la Politique de cohésion.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/2YPiIAg (Pascal Hansens)