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Bulletin Quotidien Europe N° 12500
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / NumÉrique

M. Kleijssen a des doutes au sujet des applications de traçage pour lutter contre la Covid-19

Jan Kleijssen, directeur de la société de l'information et de l'action contre la criminalité au Conseil de l'Europe, a émis des doutes, le 5 juin, quant à l’utilisation d’applications de traçage pour lutter contre la Covid-19.

Au moins 40 pays dans le monde ont mis en place de telles applications, dont plusieurs États membres de l'UE.

« Les applications doivent respecter la transparence, le volontariat, la vie privée, avoir des objectifs spécifiques, une anonymisation des données, les personnes ne doivent pas être identifiées, avoir une architecture la plus décentralisée possible et il faut une interopérabilité des systèmes », a-t-il énuméré lors d’une audition en sous-commission des Droits de l’homme du PE.

Il a ainsi regretté que bon nombre d’applications aient été développées à la hâte et le manque de coopération entre les États, même européens. « Quand on évoque une application de traçage, l’interopérabilité transfrontalière est importante », a-t-il insisté.

Selon M. Kleijssen, jusqu’à présent, l’efficacité des applications présente des résultats mitigés et l’enthousiasme, voire la confiance en elles, sont faibles. « En Autriche, moins de 6% de la population a décidé de télécharger l’application. À Singapour - premier pays à avoir eu une telle application - le taux serait de 20%. En Australie, alors que le taux d’acceptation serait assez fort, il semblerait qu’un seul cas ait été identifié grâce à l’application », a-t-il détaillé. Le représentant du Conseil de l’Europe a ajouté qu’en France, pays de 67 millions d’habitants, 17 millions d’entre eux n’avaient pas de smartphone.

M. Kleijssen a également souligné que, si le téléchargement de l’application était volontaire, les populations n’étaient pas à l’abri de pressions ou de discriminations.

Pour le Sud-coréen Soh Changrok, membre du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, « la pandémie implique le choix entre vie privée et santé. La santé est une priorité, mais il ne faut pas passer sous silence les impératifs de protéger la vie privée ». (Camille-Cerise Gessant)

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