Plusieurs acteurs européens du secteur spatial (ou exploitant les données spatiales), à savoir l’Agence spatiale européenne (ESA), l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), Nereus, Eumetsat, ECMWF, Mercator Ocean International, EMSA, ASD-EUROSPACE, et EARSC ont signé une lettre commune, lundi 25 mai, dans laquelle ils demandent à la Commission européenne et au Conseil de l'UE de ne pas oublier le programme spatial pour l’UE dans le cadre de la feuille de route pour la relance.
Selon les signataires, le secteur spatial présente une importance cardinale pour tous les secteurs économiques européens, générant entre 53 et 62 milliards d’euros et employant environ 230 000 personnes. Ainsi, ils rappellent que les programmes européens Galileo (navigation par satellite) et Copernicus (observation terrestre) ont permis à l’Union européenne de devenir leader dans le ‘big data’ dans le domaine des données spatiales et d’assurer par là même son autonomie stratégique tout en ouvrant de nouvelles voies commerciales à travers l’Arctique.
Partant, les signataires demandent expressément de maintenir l’ambition budgétaire initiale, à savoir 16 milliards d’euros. Il est vrai que, lors des négociations sur le cadre financier pluriannuel avant la crise du Covid-19, la politique spatiale faisait les frais directs des négociations, ce qui avait inquiété l’ESA au plus haut point (EUROPE 12409/8).
Pour consulter la lettre collective : https://bit.ly/2TJ4YnE (Pascal Hansens)