La réponse des plateformes en ligne aux cas de désinformation en lien avec le Covid-19 « a été bonne », mais des améliorations sont encore nécessaires. C'est le constat dressé, lundi 4 mai, par Daniel Braun, directeur adjoint du cabinet de la vice-présidente de la Commission chargée des Valeurs et de la Transparence, Věra Jourová, lors d'un débat organisé par Friends of Europe.
« Nous sommes en contact permanent avec les principales plateformes, dont Facebook et Twitter, qui ont été très réactives », a déclaré M. Braun, indiquant toutefois que le travail visant à améliorer la vérification des faits dans tous les États membres devait se poursuivre.
Pour sa part, Juliane von Reppert-Bismarck, fondatrice de l'organisation Lie Detectors, a souligné que les plateformes assurant ce travail de vérification ne pouvaient pas « avoir leurs yeux partout ».
Les jeunes, âgés de 10 à 15 ans, ne vont et ne s'informent pas sur Facebook ou Twitter, mais « sur Instagram, sur WhatsApp, sur YouTube, sur Snapchat, sur TikTok, sur Twitch », a-t-elle ajouté, précisant que ces plateformes étaient « très loin des sphères surveillées par les 'fact checkers' ».
En réponse à Mme von Reppert-Bismarck, Daniel Braun a notamment évoqué la possibilité d'évaluer des mesures permettant de traiter les plateformes non modérées et a confirmé que la Commission avait toujours pour objectif de publier, d'ici à la fin de l'année, son plan d'action pour la démocratie (EUROPE 12429/4). (Agathe Cherki)