Le président de la commission des libertés civiles du Parlement européen (LIBE), Juan Fernando Lopez Aguilar (S&D, espagnol), a adressé, le 30 avril, au nom de sa commission, une missive à la commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, et au vice-président chargé de la Promotion du mode de vie européen, Margaritis Schinas, dans laquelle il exprime ses attentes sur le futur Pacte sur l’asile et les migrations, dont la date de publication n’a pas encore été dévoilée par la Commission européenne.
Dans cette lettre, il demande à l’institution de donner un « nouvel élan nécessaire à la migration légale et sûre » et attend une approche « équilibrée couvrant tous les piliers de la politique de l'UE en matière d'asile et de migration », souligne un communiqué.
À côté de la refonte du régime d’asile européen, un cadre pour la réinstallation et des couloirs humanitaires doivent aussi être mis sur pied. Le président de la commission insiste aussi sur les migrations liées au travail pour lesquelles un cadre légal doit aussi être conçu.
Sur ce sujet de la migration légale de travail, la commission insiste sur la migration économique sectorielle, des droits de séjour de longue durée, le droit à la mobilité intracommunautaire et le regroupement familial.
Démarche critiquée
Cette lettre du président socialiste espagnol n’a pas été bien reçue par tout le monde, notamment au groupe PPE, où certaines sources qualifient cette lettre d’initiative individuelle qui ne représente pas l’ensemble des élus. Des élus ID avaient aussi critiqué la démarche sur Twitter en fin de semaine dernière.
Les groupes politiques ont déjà commencé, à leur niveau, à présenter leurs positions respectives, comme le PPE (EUROPE 12478/22). La semaine dernière, la Commission a indiqué avoir finalisé le Pacte, mais continuait de dire, lundi 4 mai, que le calendrier n’est pas encore arrêté. (Solenn Paulic)