21 instituts de recherche du Réseau européen des groupes de réflexion sur la Chine (ETNC) ont publié, mercredi 29 avril, un rapport sur l’impact du Covid-19 sur la relation sino-européenne.
Le rôle de Pékin dans cette crise a inscrit le pays au centre des débats en Europe. Le tournant que prendra la relation UE-Chine au cours de la crise « aura certainement un effet structurant sur l’avenir de la relation Europe-Chine ». En 2020, la relation était déjà entrée dans une année pivot : capacité de conclure l'accord bilatéral d'investissement, octroi des licences 5G...
Les actions de Pékin envers l'Europe en cette période de crise semblent avoir amplifié les fractures au sein de certains pays comme à travers le continent européen, lit-on.
Parallèlement, les diplomates chinois sont devenus plus proactifs dans l'Union. Cette nouvelle diplomatie poursuit diverses méthodes : de la discrétion (Lettonie ou Roumanie) à l’offensive de charme (Pologne, Portugal, Italie ou Espagne) et à la provocation agressive (Suède, Allemagne ou France).
La crise sanitaire a exacerbé les éléments de la relation, mais elle permettra peut-être d’accélérer le rééquilibrage de la relation sino-européenne.
À terme, la Chine pourrait aussi se révéler un « catalyseur » pour l'émergence de « l’Europe géopolitique » tant attendue. Elle a en effet été le déclencheur d’initiatives européennes communes (filtrage des investissements, 5G et les politiques industrielles) et a stimulé la réflexion stratégique dans un certain nombre de capitales.
Lire le rapport : https://bit.ly/3cZIdTG (Hermine Donceel)