Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure, Peter Stano, a dénoncé, mardi 28 avril, l’annonce du maréchal Khalifa Haftar, qui assure avoir reçu un ‘mandat’ des Libyens pour gouverner le pays. Le SEAE suit la situation avec « une grande préoccupation », a-t-il indiqué.
« Toute tentative de faire avancer une solution unilatérale, à plus forte raison par la force, n'apportera jamais une solution durable pour le pays et une telle tentative ne peut être acceptée », a-t-il expliqué devant la presse.
Alors que le maréchal Haftar, tout comme il l'avait fait en 2017, a annoncé « la fin de l'accord de Skhirat » de décembre 2015, M. Stano a estimé que cet accord restait « le cadre viable pour une solution en Libye » jusqu’à ce qu'il soit amendé ou remplacé en suivant un processus inclusif.
Le porte-parole a donc une énième fois exhorté les parties libyennes à reprendre « dès que possible » les pourparlers « en utilisant les différentes voies du processus de Berlin et à présenter toute proposition qui permettrait, dans ce cadre, de mettre enfin fin à un conflit qui dure depuis trop longtemps ».
Il a également demandé à ceux pouvant avoir de l’influence sur les parties de renforcer leur pression afin qu'elles mettent fin à la confrontation et s'engagent dans la recherche d'une solution politique. (Camille-Cerise Gessant)