The European Fisheries Alliance (EUFA) a estimé, le 28 février, que le mandat de négociation du Royaume-Uni sur les futures relations avec l’UE « ne permet pas d’atteindre les objectifs » de l’UE en matière de pêche.
Dans un communiqué, cette association relève que les positions de négociation sont « très éloignées les unes des autres au moment où les pourparlers commencent » (voir autre nouvelle). L'EUFA se dit « attachée à un accord équilibré et mutuellement bénéfique, qui assure à la fois la durabilité future des stocks de poissons et la prospérité économique des flottes de l'UE et du Royaume-Uni » (EUROPE 12414/9).
Selon l’organisation, tout accord futur en matière de pêche doit « préserver à long terme l'accès mutuel aux eaux, aux possibilités de pêche et aux marchés ».
Or, le mandat de négociation actuel du Royaume-Uni remet en cause cet équilibre. « Des négociations annuelles sur les clés de répartition pour plus de 100 stocks de poissons, comme le propose le mandat, ne sont pas la voie à suivre », lance l’EUFA.
Elle se dit convaincue qu'une approche « plus pragmatique » de la gestion des activités de pêche « finira par l'emporter sur les considérations politiques à court terme ». « Michel Barnier et les États membres de l'UE partagent cette approche », affirme l'Alliance européenne de la pêche.
Pour Gerard van Balsfoort, président de EUFA, le mandat britannique « n'est pas une surprise ». Il s’agit, selon lui, davantage d’une déclaration politique que d’une « vision réalisable de la gestion future de la pêche ». Seules la coopération et la gestion partagée des ressources halieutiques permettront, en fin de compte, de protéger la durabilité des activités de pêche et la prospérité des flottes de pêche, conclut-il.
Pour préparer son rapport sur les futures négociations avec le Royaume-Uni sur la pêche, François Xavier Bellamy (PPE, français) a rencontré, lundi 2 mars, des pêcheurs français du port de Saint-Quay-Portrieux.
Communiqué de l'EUFA : http://bit.ly/2I8qtb1 (Lionel Changeur)