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Bulletin Quotidien Europe N° 12432
INSTITUTIONNEL / Avenir de l'ue

Andrej Plenković ne veut pas exclure d'emblée la possibilité que la Conférence sur l'avenir de l'Europe aboutisse à un changement de traité

Le Premier ministre croate, Andrej Plenković, est d'avis que la Conférence sur l'avenir de l'Europe doit évoquer « les fractures » qui traversent la vie quotidienne des Européens et ne souhaite pas exclure a priori la possibilité que cette initiative aboutisse à une réforme institutionnelle.

« En tant que Présidence [du Conseil de l'UE], nous avons suggéré que [la possibilité de changer les traités] devrait demeurer une option. Je ne pense pas que cela doive être totalement exclu d'emblée », a déclaré M. Plenković à EUROPE, vendredi 21 février, à l'issue du sommet européen consacré au budget de l'UE post-2020. Il a mis en garde contre l'excès de légalisme, si ce sujet devenait le seul objectif de la Conférence dont les travaux devraient durer deux ans.

La Présidence croate du Conseil tente de parvenir à une position commune des vingt-sept États membres sur les objectifs et les modalités de la Conférence (EUROPE 12426/3). Outre l'épineuse question de la gouvernance de la Conférence, les États membres sont divisés sur la question de l'ambition qu'il convient d'afficher.

Certains pays soulignent l'importance d'être ambitieux et de ne pas exclure un éventuel changement de traité si les participants à la Conférence le recommandent. C'est le cas de l'Autriche, dont le nouveau gouvernement de coalition a inscrit dans son programme politique une possibilité de modifier les traités européens. « Si nous prenons la Conférence au sérieux, il y aura peut-être de nouvelles idées qui requerront un changement de traité. Nous recherchons un langage qui ne l'exclue pas », a indiqué un diplomate.

D'autres pays, notamment ceux qui, comme l'Irlande, ont eu de mauvaises expériences référendaires liées aux réformes institutionnelles de l'Union européenne, sont au contraire réticents.

« Nous devons maintenant finaliser la position commune du Conseil, ensuite nous devrons négocier avec le Parlement, le Conseil et la Commission. Ce que nous voulons, c'est une Conférence qui s'attaque vraiment aux problèmes politiques clés en Europe (...) aux fractures qui existent dans nos sociétés européennes », a indiqué M. Plenković. Il a préconisé le maximum de « pédagogie politique » pour expliquer, « transmettre » aux citoyens ce qui se dit et se fait au niveau de l'UE.

Quant à l'organisation de l'événement de lancement de la Conférence, samedi 9 mai à Dubrovnik, soit trois jours après le sommet des Balkans occidentaux à Zagreb, M. Plenković s'est dit « ouvert » à une telle possibilité proposée par la commissaire à la Démocratie et à la Démographie, Dubravka Šuica.

La Conférence sur l'avenir de l'Europe ne figure pas à l'ordre du jour du Conseil 'Affaires générales', ce mardi 25 février (voir autre nouvelle). Et la Présidence croate n'a pas pu dire, lundi 24 février, quand ce dossier sera de nouveau abordé aux niveaux technique ou politique. (Mathieu Bion)

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