Le projet de recommandation du Conseil de l'UE autorisant l'ouverture de négociations en vue d'un nouveau partenariat avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord insiste sur le fait que le futur accord devra « maintenir un accès réciproque » aux eaux territoriales des deux parties, une demande difficile à accepter pour Londres (EUROPE 12421/4).
L'UE et le Royaume-Uni se sont engagés à mettre tout en œuvre pour conclure et ratifier leur nouvel accord de pêche d'ici au 1er juillet 2020.
Le partenariat envisagé devrait inclure dans son volet économique des dispositions en matière de pêche, comme le prévoit le projet de mandat qui doit être approuvé mardi 25 février par le Conseil. La position des 'huit États membres pêcheurs' est soutenue par les autres pays de l’UE.
Éviter une « désagrégation » économique. L’objectif des dispositions en matière de pêche devrait être de maintenir les activités de pêche de l’Union, selon le mandat. En particulier, elles devraient viser à éviter une « désagrégation économique pour les pêcheurs de l’Union qui pêchent traditionnellement dans les eaux du Royaume-Uni ».
Les dispositions en matière de pêche devraient : - prévoir le maintien de l’accès réciproque des navires de l’Union et du Royaume-Uni aux eaux de l’Union et du Royaume-Uni pour toutes les espèces pertinentes ; - définir des parts de quotas stables qui ne pourront être ajustées qu'avec le consentement des deux parties ; - prévoir des modalités d’échange de quotas et de fixation de totaux admissibles des captures annuels ou pluriannuels.
L'objectif est de disposer d'un accès totalement libéralisé au marché pour l'ensemble des marchandises, qui sera balisé par l'accord de pêche, explique la Commission.
Le délai pour négocier un tel accord est très court, « mais il est dans notre intérêt mutuel de conclure l'accord de pêche en temps utile, afin qu'il puisse être mis en œuvre à partir du 1er janvier 2021 en vue d'assurer une gestion durable de la pêche », fait-elle valoir. (Lionel Changeur)