La secrétaire d’État au ministère croate des Affaires étrangères et européennes, Andreja Metelko-Zgombić, a estimé, mardi 28 janvier à Bruxelles, qu’il était temps de trouver un compromis sur le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE.
Après une réunion du Conseil des Affaires générales de l’UE, Andreja Metelko-Zgombić a indiqué, lors d’une conférence de presse, que les États membres ont été « heureux » de recevoir l’invitation de Charles Michel à un Conseil européen extraordinaire, le 20 février (EUROPE 12412/17).
« Je pense qu’il arrive à point nommé, nous devons nous asseoir autour de la table et trouver un compromis », a souligné Mme Metelko-Zgombić. Elle a ajouté que le CFP 2021-2027 devait être adopté en temps utile pour pouvoir mettre en œuvre tous les programmes et adopter les actes législatifs avant le début de l’année 2021.
Un déjeuner de travail des ministres des Affaires européennes a été organisé sur le CFP « pour confirmer l’état des lieux actuel » sur le dossier, a-t-elle indiqué.
Lors de la présentation du programme de travail croate au Conseil 'Affaires générales', les délégations française et allemande ont salué la tenue de ce Conseil européen extraordinaire.
Le ministre allemand Michael Roth a dit espérer un consensus entre les différentes institutions de l’UE pour « garantir ce que nous allons faire pour protéger notre climat, pour la cohésion et pour rehausser notre niveau d’ambition dans le monde ».
Amélie de Montchalin, secrétaire d’État française aux affaires européennes, a rappelé notamment que la France souhaite supprimer les rabais, introduire de nouvelles ressources propres (mécanisme d’inclusion carbone aux frontières, ressource Emissions Trading System et taxe plastique), défendre le budget de la PAC et allouer 30% du budget à la transition climatique et 10% à la lutte contre la pollution et la préservation de la biodiversité.
L'Italie et la Roumanie, elles aussi, ont évoqué les débats à venir sur le CFP. (Lionel Changeur)