Le centre de réflexion Friends of Europe a proposé, dans son nouveau rapport intitulé ‘Un champ de mines d’opportunités – la défense transatlantique sous l’ère Trump’, publié ce mardi 28 janvier, dix initiatives afin de renforcer la coopération transatlantique, une fois les élections présidentielles américaines de novembre passées.
L’auteur de ce rapport de 90 pages, Paul Taylor, plaide notamment pour la création d’un « fonds commun d’encouragement » par les États-Unis et l’UE, pour que les entreprises des deux côtés de l’Atlantique collaborent sur certaines technologies « liées à la défense dans les domaines de l'intelligence artificielle, de l'informatique quantique, de la cybersécurité, des équipements de communication numérique et de la protection des véhicules spatiaux ».
Il propose aussi la mise en place d’un groupe d’experts transatlantique qui recommanderait des compromis mutuels sur le transfert de technologie, les droits de propriété intellectuelle, la sécurité d'approvisionnement et les contrôles à l'exportation. Sur la base de ses recommandations, les États-Unis et l’UE devraient avoir des discussions directes pour explorer les possibilités de réduction des réglementations des deux parties (mutual regulatory disarmament) afin de promouvoir la coopération dans le domaine de l'industrie de la défense.
Le rapport estime que l’Union devrait veiller à ce que les projets financés et promus par le Fonds européen de Défense (FED) et la coopération structurée permanente (CSP ou PESCO en anglais) soient alignés sur les lacunes en matière de capacités identifiées par l'OTAN. L’Union devrait aussi « faire preuve de bonne volonté » en concluant rapidement un accord administratif entre Washington et l'Agence européenne de défense afin de faciliter la coopération dans l'identification des lacunes prioritaires en matière de capacités et dans la recherche de solutions.
De plus, la coopération UE-OTAN en matière de mobilité militaire et de cybersécurité devrait être considérée comme hautement prioritaire. Les deux parties devraient aussi utiliser au maximum les programmes de capacités multinationaux négociés par l'OTAN et les facilitateurs financés en commun pour promouvoir l'efficacité et l'interopérabilité.
Voir le rapport : http://bit.ly/2RZC00O (Camille-Cerise Gessant)