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Bulletin Quotidien Europe N° 12391
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ACTION EXTÉRIEURE / Chine

Pékin se place en partenaire privilégié de l’UE

Le vice-ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a fait l’éloge, dimanche 15 décembre, du partenariat entre l’UE et son pays.

« La Chine et l’UE ont bien plus de dénominateurs communs que de différences et bien plus de coopération que de compétition », a-t-il expliqué lors d’une déclaration à la presse, en marge du sommet ASEM, précisant que l’UE et la Chine étaient des « partenaires et non des rivaux ».

Selon lui, les deux parties ont « des vues semblables ou similaires », que ce soit sur un multilatéralisme renforcé, un commerce libre, l’autorité des Nations Unies, le droit international ou encore les normes de base gouvernant les relations internationales. « La Chine et l’UE sont deux forces majeures dans le monde, deux marchés majeurs et deux civilisations », a-t-il ajouté.

Selon le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, le commerce entre l’UE et la Chine dépasse largement un milliard d'euros par jour en moyenne.

Il a ajouté que les deux parties devaient « avancer dans notre amitié et notre coopération dans tous les domaines », y compris ceux qui fâchent. L’UE, par exemple, a récemment dénoncé la situation à Hong Kong ou de la minorité musulmane ouïgoure. « Nous travaillerons ensemble pour établir un partenariat qui tienne aussi en compte les droits humains », a ajouté M. Borrell. En réponse, Wang Yi a rappelé qu'aucune des parties ne devait interférer dans les affaires internes de l’autre.

Une année 2020 pleine de promesses

Pour Wang Yi, l’année 2020 sera bénéfique pour le partenariat UE-Chine, année du 45e anniversaire des relations bilatérales. L’année sera marquée par plusieurs sommets : un sommet ‘16+1’ (Chine et pays d’Europe centrale et orientale) au premier semestre, un sommet UE-Chine et un sommet réunissant les dirigeants européens et tous les chefs d’État et de gouvernement européens, au second semestre, sous présidence allemande du Conseil de l’UE, à Leipzig. « Un tel engagement intensif à haut niveau va fournir certainement une impulsion forte pour les opportunités bilatérales », a estimé le ministre chinois.

Ce dernier a de fortes ambitions pour 2020. Il veut ainsi travailler sur l'accord global sur les investissements entre la Chine et l’UE. En avril 2019, lors du sommet UE-Chine, les deux parties avaient rappelé leur détermination à enregistrer des progrès « décisifs » dans les négociations bilatérales, en vue de sceller, en 2020, un tel accord (EUROPE 12355/14, 12232/7, 12368/18).

Le ministre a aussi souligné sa volonté de voir des progrès dans la synergie entre la nouvelle route de la soie (Belt Road) chinoise et la stratégie de connectivité de l’UE (EUROPE 12117/19).

Il veut également développer de nouveaux domaines de coopération tels que le changement climatique ou l’économie numérique et avancer sur la formulation et le développement d’une feuille de route (blueprint) sur le dialogue et la coopération UE/Chine pour les cinq prochaines années. (Camille-Cerise Gessant avec Hermine Donceel)

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