Alors qu’un accord doit toujours être conclu entre le Parlement européen et le Conseil de l’UE (EUROPE 12388/16), l’industrie a détaillé, vendredi 13 décembre, ses exigences sur la future taxonomie en matière de finance durable.
Dans une déclaration conjointe, 15 organisations représentant un éventail de secteurs économiques - dont l'association européenne représentant l'industrie du papier (CEPI), la Fédération européenne des entreprises locales d'énergie (CEDEC), l'Association européenne de l'éthanol renouvelable (ePURE) ou encore FuelsEurope - réclament une taxonomie qui soit neutre sur le plan technologique et qui conduise à des investissements dans l'innovation, les infrastructures et les solutions qui contribuent à atteindre les objectifs environnementaux de l'UE de manière rentable.
« Personne ne devrait être laissé pour compte », écrivent-elles. Elles expliquent que les pays de l'UE auront des points de départ différents, ce qui entraînera des besoins d'investissement différents. Selon elles, « les investissements considérés aujourd'hui comme 'durables' ne devraient pas non plus devenir 'non durables' du jour au lendemain parce qu'ils ne sont pas répertoriés ou ne correspondent pas à la classification de la taxonomie ».
Les organisations soulignent par ailleurs que les critères et les seuils de la future taxonomie sont des éléments essentiels de la législation européenne et ne devraient donc pas être définis par le biais d'actes délégués qui ne permettent pas aux États membres et aux parties prenantes de procéder à une évaluation d'impact et un examen appropriés. (Marion Fontana)