Lors d’une audition au Parlement européen sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC), le Comité européen des régions (CdR) a estimé, le 4 décembre, que des mesures s’imposent pour mieux prendre en compte les défis environnementaux dans cette politique. Les recommandations du Comité des régions sont en phase avec les objectifs du Green Deal annoncé par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen (EUROPE 12384/11).
Le rapporteur du CdR sur la réforme de la PAC, Guillaume Cros (PSE, français), vice-président de la Région Occitanie, a prôné un « changement radical » dans la mise en œuvre de la prochaine PAC afin de répondre aux défis sociaux, environnementaux et climatiques.
Le CdR demande un minimum de 30% des fonds du 1er pilier (aides directes) pour les 'écorégimes' et propose des objectifs européens de résultats pour 2027, chiffrés et mesurables, pour les 'plans stratégiques nationaux' : - une réduction de 30% par rapport à 2017 des gaz à effet de serre issus de l’agriculture dans l’État membre ; - le doublement par rapport à 2017 de la surface exploitée en agriculture biologique dans l’État membre, ou au moins 30% de la surface agricole utile de l’État membre ; - la diminution d'au moins 30% de l’utilisation de pesticides dans l’État membre par rapport à 2017 ; - le respect de la 'directive nitrates' sur 100% des eaux de surface et des nappes phréatiques, sans exemptions.
Le CdR demande également la réduction progressive et planifiée de l’élevage en cage dans toute l’Union européenne.
Par ailleurs, le CdR s'est montré préoccupé, lors d'un débat, par le fait que les droits de douane américains (sanctions) nuisent aux secteurs de la production, perturbent les économies locales et affectent un grand nombre d’entreprises familiales. À l’initiative de la délégation espagnole, le CdR va exposer une série de revendications concernant les accords commerciaux, dans un avis qui sera adopté en mai 2020. (Lionel Changeur)