login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 12380
Sommaire Publication complète Par article 14 / 31
SÉCURITÉ - DÉFENSE / Otan

Un sommet anniversaire qui s’annonce studieux

Les chefs d’État et de gouvernement des pays de l’OTAN se retrouvent les 3 et 4 décembre à Londres pour une réunion.

Si l'un des objectifs est de célébrer les 70 ans de l’Alliance, les dirigeants devraient aussi regarder vers l’avenir. L’Alliance a fait, ces dernières semaines, l’objet de sévères critiques de la part du président français, Emmanuel Macron.

Selon une source, il faut une réponse « doctrinale, politique, stratégique et opérationnelle » pour l’OTAN. « Quelle est la menace aujourd’hui ? Comment doit-on gérer la fin du traité FNI ? Est-ce que la lutte contre le terrorisme doit faire partie de nos missions ? Quelle part doivent prendre les nations européennes au sein de l’Alliance ? » - s’est interrogé un diplomate. Et d’ajouter : « On ne doit vraiment pas bâtir de planification ou de stratégie si on ne répond pas à ces questions. Le moment est venu de se les poser ».

Les dépenses militaires des Alliés, qui avaient monopolisé les deux derniers sommets et qui sont le fer-de-lance du président américain, Donald Trump, seront de nouveau au menu des Alliés.

Vendredi 29 novembre, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a annoncé la croissance, pour la cinquième année consécutive, des dépenses de défense des Alliés européens et du Canada. « L'augmentation réelle pour 2019 est de 4,6% », s’est-il réjoui.

M. Stoltenberg est aussi revenu sur l'engagement des Alliés à dépenser, d’ici 2024, 2% de leur PIB en défense. Pour 2019, la moyenne pour les États européens et le Canada est de 1,57 %. Selon les prévisions, 9 Alliés devraient déjà respecter ces 2% : les États-Unis, mais aussi la Bulgarie, la Grèce, le Royaume-Uni, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie. À l’inverse, le Luxembourg, la Belgique et l’Espagne sont les mauvais élèves, avec moins de 1%.

À Londres, les dirigeants devraient s’entretenir sur les moyens d’améliorer l’état de préparation des forces. M. Stoltenberg s’est félicité des avancées. L’an dernier, les dirigeants ont lancé l’initiative de préparation de l’Alliance (NATO Readiness Initiative), soit 30 bataillons, 30 escadrons aériens et 30 navires de combat prêts en 30 jours. « Nous avons fait des progrès substantiels. Les Alliés ont déjà désigné plus de 90% de ces forces », a souligné M. Stoltenberg, qui a espéré des annonces supplémentaires lors de la réunion.

Selon le secrétaire général, les dirigeants devraient suivre leurs ministres et reconnaître l’espace comme un domaine opérationnel de l’Alliance, comme l’étaient déjà la terre, la mer, l'air et le cyberespace (EUROPE 12372/23). « Il s'agit là d'une reconnaissance claire du fait que l'espace est essentiel au succès de nos opérations et de nos missions, que ce soit pour l'alerte précoce, la communication ou la navigation », a rappelé M. Stoltenberg.

Les chefs d’État et de gouvernement devraient également faire un point sur le rôle de l’OTAN dans la lutte contre le terrorisme, y compris les missions de formation en Afghanistan et en Irak. Ils devraient s’entretenir de la Russie et de l’avenir de la maîtrise des armements, notamment de la réponse de l’Alliance à la violation du traité FNI par les Russes. « Il n’y a pas de naïveté, de pari à faire sur la Russie, il y a un dialogue d’exigence à construire, sur la base de paramètres clairs, pour sortir d’une situation de gel » des relations, a résumé une source diplomatique.

La Chine et son importante modernisation militaire, sa présence accrue, de l'Arctique aux Balkans et dans le cyberespace, et ses investissements majeurs dans l'infrastructure pourraient être abordés.

Enfin, l’intervention de la Turquie dans le nord-est de la Syrie sans consulter les autres membres de l’Alliance pourrait aussi être discutée, selon une source diplomatique. « Au sein de l’Alliance, on ne peut pas oublier le besoin de se consulter, que les impératifs de chacun soient bien pris en compte », a-t-elle fait remarquer. 

Une déclaration commune est en cours de préparation. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ACTION EXTÉRIEURE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
The B-word : la newsletter d’Agence Europe sur le Brexit
CALENDRIER
CALENDRIER BIS