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Bulletin Quotidien Europe N° 12371
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INSTITUTIONNEL / Ppe

Donald Tusk candidat unique et incontesté à la succession de Joseph Daul à la tête des démocrates-chrétiens européens

C’est un congrès annuel sans grande surprise qui va se tenir du 20 au 21 novembre, à Zagreb, et lors duquel le Parti populaire européen (PPE) sera invité à adouber l’actuel président du Conseil européen, Donald Tusk, à la présidence du parti.

Candidat unique à cette fonction, dont l’élection ne faisait pas de doute le lundi 18 novembre, le Polonais prendra pour deux ans et demi la succession du Français Joseph Daul, élu à ce poste en 2013 et qui avait indiqué en 2018 qu’il ne se représenterait pas.

Au-delà de cette élection, un hommage appuyé sera rendu à l’Alsacien, ancien eurodéputé issu du monde agricole et à qui la chancelière allemande, Angela Merkel, a toujours prêté une oreille attentive.

Mais le successeur polonais de M. Daul « a de grandes qualités lui aussi, tout le monde le reconnaît », a observé une source du groupe PPE au Parlement. Si des noms de potentiels prétendants à la succession du Français ont circulé ces derniers mois, Donald Tusk, qui provient d'un pays d’Europe centrale et orientale, s’est rapidement imposé comme le candidat incontesté.

Adepte du franc-parler, Donald Tusk, 62 ans, a pourtant pu parfois irriter ses partenaires en tant que président du Conseil européen, en agissant notamment de temps à autre en homme politique national sur la question des quotas migratoires, auxquels il était fermement opposé.

Sur le Brexit, il n’a jamais caché ses vues. Il a œuvré ouvertement à créer les conditions qui retardent au maximum la sortie du pays de l’UE. Il en a encore fait la démonstration la semaine dernière, lors d’un discours devant le Collège d'Europe de Bruges où il a comparé le Brexit à un match de football encore à gagner et qui pourrait encore aller « aux penalties » (EUROPE 12370/30).

Outre l'élection de M. Tusk, dix vice-présidents seront aussi élus à Zagreb. Sont candidats : David Mcallister (Allemagne), Helen McEntee (Irlande), Siegfried Mureșan (Roumanie), Avérof Neofýtou (Chypre), Petteri Orpo (Finlande), Franck Proust (France), Paulo Rangel (Portugal), Ivan Štefance (Slovaquie), Antonio Tajani (Italie), Esther de Lange (Pays-Bas), Mariya Gabriel (Bulgarie) et Johannes Hahn (Autriche).

Aucune décision concernant le parti hongrois Fidesz

Pour les sujets qui fâchent, il faudra probablement attendre : le cas du parti Fidesz du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, ne sera pas traité à Zagreb, le rapport du comité des trois sages - le Belge Herman Van Rompuy, l’Allemand Hans Gert Pöttering et l’Autrichien Wolfgang Schüssel - n’étant pas prêt.

Le parti hongrois avait été suspendu du PPE en mars dernier (EUROPE 12218/8).

En termes de contenu, quelques résolutions seront votées et le groupe PPE du PE planchera, en parallèle du congrès, sur les priorités de la prochaine Commission européenne que présidera Ursula von der Leyen, celle-ci étant attendue à Zagreb. (Solenn Paulic)

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