La compagnie de gaz russe Gazprom a annoncé, lundi 18 novembre, qu’elle avait envoyé à son homologue ukrainien, Naftogaz, une proposition officielle visant à conclure un accord d’un an sur le transit du gaz russe vers l’Europe via le territoire ukrainien, soit en prolongeant le contrat actuel, soit en établissant un nouvel accord.
Cette proposition est assortie de certaines conditions préalables. Avant qu’un accord ne soit conclu, Gazprom demande ainsi que les deux entreprises (Naftogaz et Gazprom) renoncent à toute réclamation réciproque dans le cadre d’un arbitrage international, ainsi que la fin de toutes les procédures judiciaires ayant cours. En outre, la décision du Comité anti-monopole d’Ukraine d’infliger une amende à Gazprom pour abus de position dominante doit être annulée. Enfin, la compagnie russe requiert que Naftogaz retire sa demande faite à la Commission européenne d’ouvrir une enquête sur elle.
« En outre, Gazprom attend de son homologue ukrainien qu’il lui dise si ce dernier est disposé à acheter directement du gaz russe à partir de 2020 », peut-on également lire dans le communiqué publié par l’entreprise russe.
D’après Gazprom, des copies de la proposition officielles ont également été adressées au ministre ukrainien de l’Énergie, Oleksiy Orzhel, et au vice-président de la Commission européenne pour l’Union de l’Énergie, Maroš Šefčovič.
Alors que les dernières négociations trilatérales (Russie, UE et Ukraine) en date n’ont pas dégagé d’avancées (EUROPE 12358/8), il ne reste plus beaucoup de temps aux trois parties pour parvenir à un accord.
Le contrat actuel entre Gazprom et Naftogaz expire en effet à la fin de 2019, faisant planer le risque qu’en l’absence d’accord d’ici là, le transit du gaz russe vers l’Europe via l’Ukraine soit perturbé. (Damien Genicot)