L’Association européenne de télédétection (EARSC) insiste, dans un document de position publié vendredi 15 novembre, pour que le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne se cantonne strictement à son rôle scientifique et ne s'attribue pas à l'avenir un rôle plus « opérationnel ».
Pour les auteurs du document, le processus est clair : une fois que la Commission européenne a défini les besoins politiques et les services de Copernicus, la mise en œuvre, l’organisation et la configuration, des services opérationnels devraient relever de la responsabilité des agences compétentes. Surtout, l’EARSC demande qu’une « part adéquate » de la mise en œuvre et de l’acquisition opérationnelle des services soit confiée au service privé.
Il y a une crainte parmi certains opérateurs du secteur de l’observation terrestre que le CCR soit peu à peu amené à développer certaines applications - peut-être à visée commerciale ? - qui viennent empiéter sur les activités des membres de l’EARSC.
Dans son document, long de 8 pages, l’EARSC demande en outre la création d’une plateforme de dialogue entre les agences compétentes et le secteur industriel de l’observation terrestre, afin de renforcer l’utilisation transversale des données spatiales dans les politiques européennes, par exemple pour la qualité de l’eau ou l'agriculture.
Pour consulter le document de position : http://bit.ly/2qqkOrB (Pascal Hansens)