Le quatrième cycle de négociations trilatérales (Russie, UE et Ukraine) sur le transit du gaz russe vers l’Europe via le territoire ukrainien n’a pas permis de dégager de réels progrès, a déploré le vice-président de la Commission européenne responsable de l’Énergie, Maroš Šefčovič, lors d’une conférence de presse se tenant lundi 28 octobre, juste après que les discussions entre les trois parties se sont achevées.
« J’avais préparé la discussion trilatérale d’aujourd’hui d’une manière qui aurait dû nous permettre, s’il y avait une volonté politique de part et d’autre, d’enregistrer un progrès positif […] Je dois dire que je suis déçu du résultat d’aujourd’hui », a ainsi regretté M. Šefčovič.
Contrairement à ce qui était espéré, les discussions n’ont pas permis de dégager une « compréhension commune » des principes clés du futur contrat encadrant le transit du gaz russe par l’Ukraine, en particulier en ce qui concerne les volumes de gaz, les tarifs et la durée du contrat, a-t-il ensuite expliqué.
Tout en rappelant qu’il y a urgence à trouver un accord (le contrat actuel arrive à son terme fin 2019), le vice-président a ensuite clairement désigné la délégation russe comme principale responsable du statu quo des négociations, Les Russes auraient ainsi fait valoir qu’ils ne disposaient pas de tous les documents nécessaires et auraient demandé davantage de temps pour se préparer.
Toujours selon M. Šefčovič, la délégation russe aurait également insisté sur l’importance d’avoir une approche globale, en incluant dans les discussions la question de la vente directe de gaz russe à l’Ukraine ainsi que la question de la résolution des conflits entre Gazprom et Naftogaz, qui se retrouvent régulièrement devant la Cour d’arbitrage de Stockholm.
Enfin, malgré l’absence de réels progrès, le Slovaque a assuré qu’il « n’abandonne pas » et qu'il « reste convaincu à 100% qu’il existe une possibilité de solution équilibrée pour toutes les parties ».
La date précise des prochaines négociations trilatérales n’a pas encore été fixée, mais elles devraient avoir lieu en novembre. (Damien Genicot)