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Bulletin Quotidien Europe N° 12358
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

L’Europe sera le moteur de la forte croissance de l’énergie éolienne en mer dans les vingt prochaines années, prédit l’AIE

Avec une capacité éolienne en mer ('offshore') multipliée par plus de six d’ici 2040, l’Europe sera le moteur de la forte croissance de ce secteur dans les vingt prochaines années, malgré une progression significative de la Chine, prédit un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié le 25 octobre.

Selon ce document, la capacité éolienne en mer de l’Union européenne devrait passer de près de 20 gigawatts (GW) à environ 130 GW d’ici 2040. Si l’UE remplit ses objectifs de neutralité carbone, cette capacité pourrait même s’élever à 180 GW, faisant ainsi de l’éolien en mer la plus grande source d’électricité de l’Europe et permettant à l’UE de conserver sa place de leader dans ce secteur.

Afin de réduire la pollution atmosphérique particulièrement problématique dans le pays, la capacité de la Chine devrait quant à elle passer de 4 GW à 110 GW d’ici 2040 et pourrait même dépasser les 170 GW sous l’impulsion des objectifs mondiaux en matière d’énergie durable.

Ces prédictions conduisent l’AIE à conclure que la capacité d’énergie éolienne en mer au niveau mondial pourrait être multipliée par quinze et attirer environ 1 000 milliards de dollars d’investissements cumulés d’ici 2040.

Pour Giles Dickson, PDG de WindEurope, cette nouvelle étude « montre à quel point la baisse des coûts et le développement technologique ont fait de l’énergie éolienne en mer un choix évident pour les pays en tant que source d’énergie ». Et de rappeler : « Les huit scénarios de la Commission européenne pour 2050 prévoient entre 230 et 450 GW d’ici 2050, et c’est ce que nous visons ».

Tout en soulignant que l’éolien en mer ne fournit actuellement que 0,3% de la production mondiale d’électricité, Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, a, de son côté, insisté sur le grand potentiel de l’éolien en mer, dont une part de plus en plus grande est « à portée de main ». « Mais les gouvernements et l’industrie ont encore beaucoup de travail à faire pour qu’il devienne un pilier de la transition vers l’énergie propre », a-t-il ensuite tempéré.

Pour télécharger le rapport (en anglais) : https://bit.ly/2Js9kKF (Damien Genicot)

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