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Bulletin Quotidien Europe N° 12367
SÉCURITÉ - DÉFENSE / Otan

La Haute Représentante de l’UE et les ministres des Affaires étrangères défendent l’OTAN

La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a souligné, mardi 12 novembre, l’importance de la coopération entre l’UE et l’OTAN, comme une réponse aux attaques du président français à l’encontre de l’Alliance, que ce dernier a jugée en état de « mort cérébrale » (EUROPE 12365/31).

« Les relations entre l’UE et l’OTAN n’ont jamais été aussi fortes qu’aujourd’hui et nous nous aidons réciproquement », a expliqué Mme Mogherini, à l’issue d’un Conseil de l'UE en format Défense lors duquel les ministres se sont entretenus avec le secrétaire général adjoint de l’Alliance, Mircea Geoană. « L’évaluation commune que nous partageons est que la coopération UE-OTAN n'a jamais été aussi positive, aussi concrète. Nous avons examiné différentes questions sur lesquelles nous pouvons même l'améliorer davantage », a-t-elle précisé. Selon Mme Mogherini, une UE forte aide l’Alliance à être plus forte et inversement.

La veille, à leur arrivée au Conseil 'Affaires étrangères', les ministres avaient déjà apporté leur soutien à l’OTAN. « Je suis d'accord avec le président français pour dire que nous devons réfléchir à la manière d'en faire plus pour notre propre sécurité, mais nous voulons le faire avec l'OTAN et non contre elle », avait souligné le ministre des Affaires étrangères allemand, Heiko Maas. Selon son homologue luxembourgeois, Jean Asselborn, l’Europe est « incapable de se défendre et donc, de prendre la place » de l’Alliance. Mais il a aussi reconnu que l’action turque en Syrie ne correspondait pas aux valeurs protégées par l’Alliance et donc, que « Macron (a) raison quand il critique le manque de coordination dans l'OTAN ». M. Asselborn a ajouté que l’alliance militaire ne pouvait survivre que si une coordination avait lieu d’une façon normale.

De son côté, le ministre slovaque Miroslav Lajcak a fait part de son opposition aux propos français, estimant que la déclaration de M. Macron n’« aidait pas ». « Nous avons besoin de l’OTAN. C'est un garant de notre sécurité et, bien sûr, une grande démonstration de notre unité », a-t-il expliqué. Son homologue croate, Gordan Grlic Radman, a, lui aussi, mis en avant la nécessité d’avoir l’Alliance. « Nous espérons que l'OTAN fera ses devoirs. Je crois vraiment en l'avenir de l'OTAN, en des valeurs partagées comme l'UE et en un cadre pour protéger nos valeurs, la paix, la stabilité... », a-t-il expliqué.

Selon le commissaire aux Négociations d’élargissement, Johannes Hahn, « il est bon d’avoir l’OTAN, qui continue de se développer et montre des signes vitaux », en référence à l’état de mort cérébrale décrite par M. Macron. (Camille-Cerise Gessant)

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