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Bulletin Quotidien Europe N° 12367
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ACTION EXTÉRIEURE / Cambodge

La Commission transmet à Phnom Penh son rapport sur la suspension des préférences tarifaires

La Commission européenne a poursuivi, mardi 12 novembre, sa procédure face aux autorités cambodgiennes avec, à la clef, un retrait potentiel des préférences tarifaires accordées à son partenaire asiatique - tout en constatant une amélioration des conditions de détention du chef de l'opposition cambodgienne.

« Nous avons achevé notre rapport sur la suspension temporaire des préférences commerciales en faveur du Cambodge », a annoncé la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström. Ce rapport porte sur les conclusions de l'enquête ouverte en février 2019 dans le cadre d’une procédure pouvant recommander la suspension de préférences tarifaires ‘Tout sauf les armes' (TSA ou 'Everything but arms' – EBA), dont bénéficient 5,3 milliards d'euros d’importations cambodgiennes (EUROPE 12191/12).

Le gouvernement cambodgien est en effet accusé de « violation grave et systématique » des principes énoncés dans les conventions sur les droits de l'homme et du travail du règlement sur le système de préférences commerciales. « Nous sommes très préoccupés par la situation des droits de l'homme dans ce pays », a ajouté Mme Malmström, sur Twitter.

Phnom Penh a désormais un mois pour réagir à ce rapport préliminaire. « Nous prendrons notre décision finale en février de l’année prochaine », a conclu la commissaire européenne. La Commission tranchera et décidera, le cas échéant, de l'étendue et de la durée du retrait. 

Assouplissement des conditions de détention du chef de l’opposition

La veille, la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure avait salué la décision du tribunal municipal de Phnom Penh d'assouplir les conditions de détention du chef de l'opposition cambodgienne, Kem Sokha, la qualifiant de « premier pas dans la bonne direction ».

Cependant, Kem Sokha reste sous la supervision du tribunal, son dossier n'est pas clos et il lui est interdit de se livrer à quelque activité politique que ce soit. La porte-parole a donc appelé à sa libération et au rétablissement de ses droits et demandé, plus largement, que les droits politiques de tous les membres de l'opposition interdits d'accès à la vie politique soient rétablis et que soient libérés tous les membres, sympathisants et activistes de l'opposition récemment placés en détention.

« Il importe que les autorités cambodgiennes prennent des mesures immédiates pour ouvrir l'espace politique dans le pays, créer les conditions nécessaires à une opposition crédible et démocratique et engager un processus de réconciliation nationale par un dialogue véritable et sans exclusive », avait ainsi souligné la porte-parole dans un communiqué (EUROPE 12080/16).

Kem Sokha a été arrêté en septembre 2017. 118 membres de l’opposition avaient été interdits d’activité politique à la même période (EUROPE 11907/9). (Hermine Donceel et Camille-Cerise Gessant)

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