Le comité de pilotage du Parlement européen sur le retrait ordonné du Royaume-Uni de l’UE a rappelé, mardi 12 novembre, que les droits des citoyens européens et britanniques restaient « la priorité du PE », lors d'un examen de l’accord de retrait validé par Londres et les Vingt-sept, mi-octobre, avec plusieurs commissions parlementaires (LIBE, EMPL, JURI et AFCO).
Les députés veulent notamment scruter : - l’attribution du statut de résident provisoire et de résident permanent ; - l’indépendance de l’autorité de contrôle indépendante ; - les possibles conséquences pour les citoyens de l’UE qui ne feraient pas la demande de résidence permanente dans les délais impartis ou ; - les mesures visant à traiter la question des citoyens vulnérables.
Lors d'une audition qui s’est tenue après cet examen au sein de la commission des affaires constitutionnelles, de nombreux élus ont d’abord constaté l’attentisme actuel du PE suspendu aux élections britanniques du 12 décembre et à la ratification du projet d’accord qui pourrait s’ensuivre.
Mais une partie de ces mêmes élus n’a pas caché son souhait que ce moment électoral conduise à un changement de majorité et à un maintien du pays dans l’UE. C’est le souhait exprimé par Pascal Durand (Renew Europe, français), selon qui il faut continuer à témoigner de « la solidarité » envers tous ceux, au Royaume-Uni, qui se battent pour le maintien du pays dans l’UE.
Sur l’accord de retrait lui-même, le coordinateur du PE pour le Brexit, Guy Verhofstadt (Renew Europe, belge) a jugé qu’il était « un copier-coller du précédent » accord négocié avec le précédent gouvernement de Mme May, à l’exception de la solution trouvée sur l’Irlande du Nord et le régime douanier. Si cet accord de retrait est acceptable, le Belge s’est dit déçu de la déclaration politique moins ambitieuse que celle actée avec Mme May et qui évoquait notamment un accord d'association post-Brexit entre l'UE et le Royaume-Uni. (Solenn Paulic)